A l'heure d'été

Il est temps de répondre à l'angoissante question que certains amis lecteurs et auteurs me posent récemment : "Mais qu'est-ce qu tu fiches ? T'écris plus ?"

Qu'on se rassure (ou pas).
La tentation semble passée de ne plus rien écrire à jamais. Et avec elle, la crainte qu'un jour, ce qui ressemblait à une courageuse décision rimbaldienne, un renconcement choisi et joyeux ("je n'écris plus, mais je vis, youpi !") se transforme en impossibilité absolue, en sécheresse et stérilité subies ("je n'y arrive plus, en plus ma vie est naze").

Ces derniers temps, j'ai cru reconnaître en moi certains signes d'une reprise de l'activité cérébrale dans mon cortex littéraire. Une certaine fébrilité, des connexions neuronales qui se font, des rêves plus créatifs. Certes, cela ne suffit pas : je n'ai jamais manqué d'idées, juste de désir. Disons donc que la libido romanesque me revient...

Pendant plusieurs mois, un an presque, l'idée de me remettre à un roman me fatiguait d'avance. J'avais l'impression d'être un grand sportif à peine remis de sa participation aux JO, à qui on propose une énième compétition. Le "marathon Maxime" m'avait laissée exsangue, il est vrai.
Ayant décidé de ne plus donner de suite à ses aventures, parce que je ne pouvais que déchoir et décevoir (les critiques qui ont accuilli les "suites" m'en ont suffisement avertie…) il me fallait décrocher pour de bon, me sevrer de ce personnage pour aller à la rencontre d'autres histoires. Sauf que... Je n'y ai pas vraiment réussi. Aucun des nouveaux personnages que j'inventais ne me passionnait assez pour avoir envie de passer à nouveau un an en sa compagnie. Il y a eu tout de même Western Girl, et quelques autres personnages auxquels j'ai donné vie dans cet intervalle et dont je reparlerai plus tard, lorsqu'ils verront le jour éditorial.
Mais point de grand souffle épique à faire se dresser les cheveux sur la tête...

J'ai donc décidé de revoir ma "méthode" de travail, qui consistait jusque là à ne pas avoir de méthode : ne faire aucun plan, convoquer magiquement des personnages qui me dicteraient des histoires. Après tout, peut-être que ça ne marcherait en effet plus jamais ? Retour donc à la bonne vieille théorie zolienne : documentation, plan, notes, et compagnie. Et ça marche. Les choses se mettent en place, tout doucement, l'envie revient.
Suis- je en train de passer du romantisme échevelé au classicisme le plus sage ? De la touffe de cheveux maximienne, à la raie sur le côté, bien dégagé autour des oreilles ?
Time will tell. 





Prix PACA, suite et fin

 Je parlais sur ce blog, il y a quelques mois, de l'aventure du Prix des lycéens et apprentis de la région PACA, ambitieuse entreprise de découverte et de promotion du livre et de la BD. Mon roman Le Premier été était sélectionné.
Après des mois de débats, d'activités et de rencontres, les jurés ont tranché et élu Ce que j'appelle oubli, de Laurent Mauvignier, dans la catégorie roman, et TMLP (Ta mère la pute), de Gilles Rochier, catégorie album graphique. N'ayant pu me rendre à la remise des prix le jeudi 23 mai à Marseille, j'avais  bricolé pour la circonstance une sorte d'album-photo du roman.

Sans ambition particulière, ce diaporama rassemble des photos de lieux divers et variés, ainsi que d'animaux ou d'objets qui m'ont inspiré le roman, ainsi qu'une petite vidéo de quelques secondes de l'arrivée au village de Sainte-Marie-en-Chanois, Haute-Saône (ce village est un peu le 2ème héros du livre). De même, la musique de Jon Garbarek qui m'a soutenue pendant l'écriture, sert de BO à cet étrange ovni visuel, conçu un peu comme une devinette.
Les images parleront sand doute à ceux qui ont lu le livre. Aux autres, elle rappellera peut-être de vagues souvenirs "d'enfrance"....

La plupart des photos sont de moi mais sauf deux, d'où mention finale au générique.


Playlist

Western Girl est sorti depuis le mois de mars et se porte plutôt pas mal, merci.
Du coup, un jeune lecteur passionné de zic (et ami de feu la page facebook de Maxime Mainard), j'ai nommé Baggy Man, a eu la belle et bonne idée de créer une playlist sur Deezer pour qu'on puisse écouter toutes les chansons chantées.
Ainsi, si vous vouler vous exercer au slow sur "Blue Bayou", c'est ici et maintenant...

* le nouveau lecteur Deezer ne permet d'écouter que 30' de chaque titre, à moins de vous connecter à partir de votre réseau social préféré, ou de votre compte Deezer.