vendredi 4 juillet 2008

Photographie

Reza, "Souffre", 1997
Emprisonné et torturé en Iran, où il est né il y a cinquante-cinq ans, Reza se bat pour défendre la liberté d’écrire, de parler ou de photographier, avec toujours son arme en bandoulière : un Leica. De l’Afrique aux Balkans, du Maghreb à l’Asie, il arpente le monde, rencontre en Afghanistan, Massoud dont il devient le confident et le photographe. En 1990, il devient consultant pour les Nations Unies en Afghanistan avant de reprendre ses appareils pour le National geographic Magazine. 

(source photo et texte : Polka-galerie)

dimanche 29 juin 2008

la fureur de...


Je viens de retrouver la pochette de copies doubles que j'avais en Terminale B, lycée Jean Monnet, Strasbourg, année 1987-88. 
Comme quoi... Être fan nécessite une certaine constance :-)

A cette époque, je pensais que plus tard je serais documentaliste , ou journaliste ou n'importe quoi, mais écrivain, déjà, ça c'était sûr. Mais fallait pas le dire parce que ça fait prétentieux, prout-prout je me la pète. 

A part ça, je discutais des heures au téléphone, sur le trottoir, en classe, partout où on pouvait parler, avec ma meilleure amie C., je lisais Cocteau, Thomas Mann, Gide que j'adorais, certains soirs dans un cahier j'ai écrit les bribes de ce qui est devenu 17 ans plus tard Point de Côté, et les mercredis je m'achetais de la réglisse, je tirais les rideaux, et on regardait La fureur de vivre en vidéocassette dans la pénombre, avec mon chien noir. Enfin, surtout moi, parce que Blacky, il dormait.

mardi 24 juin 2008

Bon, après j'arrête


James Dean


© Warner Bros.
Galerie complète sur AlloCiné
 C'est juste que je ne la connaissais pas, celle-là. Et elle est protégée par la Warner, alors je la restitue telle quelle. Au fait : c'est le tournage de Giant; 1956, soit deux semaines avant sa mort. 
Ça me rappelle une photo d'Hervé Guibert parue dans le Nouvel Obs un mois avant sa mort, je me souviens qu'à l'époque je m'étais dit "Il a l'air d'un ange malade". Il était sur un canapé, les bras étendus en croix. 
(ce n'est pas la même que je reproduis ci-contre, celle-ci est plus ancienne mais illustrait aussi un article du même magazine)

Tout cela n'est pas sans évoquer cette belle phrase de Jean Genet :
Il n’est pas à la beauté d’autre origine que la blessure, singulière, différente pour chacun, cachée et visible, que tout homme garde en soi.
(in L'atelier de Giacometti, éd. l'Arbalète)

lundi 23 juin 2008

Dites-nous comment survivre à notre folie


C'est le titre d'une nouvelle splendide de Kenzaburo Oê. 
L'image de ce bonhomme monstrueux, aperçu hier au détour d'une rue lors d'un défilé de chars, me la remet en mémoire. 

A ceux qui n'ont pas encore lu Kenzaburo Oê, que dire ? Qu'il faut commencer par Le faste des morts, pour se prendre en plein poire trois nouvelles splendidement cruelles, subtilement féroces et, en deux mots, atrocement belles. Une débauche d'oxymores pour tenter de qualifier ces quelques histoires mettant en scène de très jeunes gens confrontés à des situations extrêmes. Mort, sexe et culpabilité, manipulation, haine de soi... Oê est allé très loin dans tout cela, dans un japonais magnifique de précision et d'ironie, et il n'avait que 22 ans.
Des années plus tard, il se marie, un fils "anormal" naît, avec qui il noue une relation complexe, basculant lui-même dans ce que certains appelleraient l'anormalité. Et il continue d'écrire, avec l'humour du désesoir, de petites choses fines et graves qui émerveillent par leur intelligence et leur sensibilité...

jeudi 19 juin 2008

Coup de frein final

Cette fois, ça y est. 
A l'heure qu'il est, en ce jour précis, mon manuscrit voyage vers un premier lecteur du monde éditorial. Si la métaphore n'était pas si usée, je comparerais ça à la présentation du nouveau-né à la famille...

Métaphore ou pas métaphore, en tout cas, c'est un grand moment, et intense, violent, poignant, libérateur aussi, que de dire, après des mois de lecture et d'écriture : "je le lâche"...


Rien n'est fait, rien n'est sûr, et il peut se passer désormais beaucoup de temps, beaucoup d'années peut-être, avant que ce qui m'a occupée, "travaillée" si fort ces derniers mois, cette année même, ne rencontre ceux à qui il est destiné. 

Je livre en attendant, à ces lecteurs hypothétiques, espérés, attendus, fantasmés, improbables peut-être... ces quelques images qui m'ont accompagnée pendant l'écriture. 
C'est un assemblage forcément hétéroclite et un peu confus pour qui n'a pas lu le roman (et qui l'a lu ? :-)
Ces images aussi ont besoin de sortir de mon univers, pour pouvoir passer à d'autres...

mercredi 18 juin 2008

Plop !

Avant l'ennuyeuse trilogie Sex, drug and rock'n roll, il y eut la série Suicide, champagne et musique de chambre.
Ladies & gentlemen, let me introduce you:
 Apraxin (& Igor)...

Avant la première guerre mondiale, le duc Apraxin, prince russe, multimilliardaire et figure pittoresque de la côte d'Azur, ne se déplaçait jamais sans son quatuor à cordes, lorsqu'il quittait à la belle saison Moscou pour Monte-Carlo.  
Apraxin, comme les Slaves le sont parfois, était sujet au plus profond abattement, comme à la plus forte exubérance. La musique nostalgique de son quatuor à cordes lui donnait fréquemment des idées de suicide. Ainsi ses deux valets, Igor et Dimitri, n'étaient à son service que pour l'empêcher de se tirer une balle dans la tête ou de sauter par la fenêtre - deux modes opératoires qui le séduisaient assez pour qu'il les tentât plusieurs fois par semaine.
Sa crise passée, Apraxin fondait en larmes et c'est le moment qu'Igor choisissait pour lui administrer un cocktail préparé spécialement pour lui à Grasse, contenant à égales proportions, liqueur, cognac et champagne, additionnés de sucre. 
Après quinze ou seize coupes de ce mélange, le suicidaire s'endormait pour se réveiller heureux de vivre. 

Le duc Apraxin, ayant atteint un âge respectable, dans son lit moscovite mourut d'une cirrhose.

(d'après un article de M. Monestier dans le magazine Historia, "Le dossier du suicide" - 1975)
 

dimanche 15 juin 2008

Ecrire pour qui ?

Voilà le genre de propos (tenu par un(e) ado dans une librairie lors d'une rencontre autour de romans publiés chez Thierry Magnier et rapporté par Amélie Raud dans le magazine Citrouille) qui me fait dire que je n'écris pas vraiment "pour" les jeunes lecteurs... Et c'est très bien comme ça. Si ce qu'ils veulent, c'est de la littérature-miroir "comme dans la vie" et rigolote, en prime, ils trouveront leurs compte ailleurs, je ne m'en fais pas pour eux. Point de Côté est un roman réaliste et drôle, pourtant, mais je me rends bien compte que le résumé qu'on peut en faire peut faire croire à un livre morbide. Ça ne me gêne pas. 
On peut passer (comme je l'ai fait, ado) de Fantômette à L'idiot de Dostoïevski, sans solution de continuité. Les ados n'ont sans doute pas besoin de passerelle, ils sautent très bien d'un genre à l'autre. Ce n'est pas parce qu'un éditeur jeunesse m'a fait confiance et que les "jeunes" ne sont pas attirés par mon livre, que je vais faire du Fantômette désormais (Georges Chaulet faisait ça très bien tout seul). 

jeudi 12 juin 2008

saloon du livre

Alors là c'était l'Eté du livre à Metz,
un fou-rire avec Jean-Luc Luciani (était-ce avant ou après qu'il eut pété un cable en écoutant Michel Drucker venu nous narrer la mort de feu sa chienne ?)

mercredi 11 juin 2008

Interrogations

Telle que vous me voyez, je suis en plein doutage et dubitationnement. 
Faut-il, ne faut-il pas, faire des interventions en établissement rémunérées, quand on est écrivain ? Je ne m'en sors pas. 
J'ai décidé que même si "ça marchait", je n'abandonnerais pas mon métier de prof, d'abord parce que je l'aime, ensuite parce que j'ai la faiblesse de croire douée pour cela, enfin, parce qu'un salaire assuré me donne la liberté totale d'écrire ce que je veux quand je veux, et modère l'angoisse du refus éditorial. 
Alors, a priori, quand on est prof, aller voir des ados dans des lieux familiers, c'est pas franchement exotique. Mais je me demande surtout si c'est vraiment aussi bon qu'on le dit, pour eux... 

Je viens de lire ce mot de Christian Grenier :
Solliciter la venue d’un écrivain ou d’un illustrateur dans une classe est souvent un élément déclencheur : le livre devient soudain vivant ! Son auteur est là. C’est un homme ou une femme comme les autres qui livre ses problèmes, ses doutes — ses convictions ou ses certitudes aussi. Confier ses réflexions, ses hésitations, ses remaniements rend le texte (ou l’image) à la fois plus réel, plus humble et tout à coup accessible : le créateur n’est pas un démiurge génial mais un artisan.
(c'est moi qui souligne)

Je ne peux pas dire à quel point ces mots me choquent. Ils me font mal. 
D'abord, pour que le livre soit vivant pour moi, je n'ai pas attendu que l'auteur vienne me voir. A 12 ans, j'étais amoureuse de George Sand qui me semblait un mec épatant :-) Si j'avais pu espérer sa visite, l'en aurais-je aimé davantage ? J'en doute. On me dira sans doute que c'est parce que j'étais "une grande lectrice", que je n'avais pas besoin de ça. Mais les mauvais lecteurs en ont-ils besoin ? Je ne sais pas. Je pose la question, c'est tout. 
Ensute, j'ai toujours opposé l'artisan (sans aucunement le mépriser) à l'artiste, toujours pensé que ce dernier n'était pas "une femme ou un homme comme les autres", souffrait même de ne pas l'être, et que la seule solution qu'elle/il avait trouvée, était précisément la création. Bref, la théorie de l'Albatros.
Romantique jusqu'aux cheveux, n'ayant connu pour maîtres dans mon enfance que d'hirsutes idéalistes comme Hugo et Rimbaud, je suis sous le choc. 

Est-ce cela, la bonne parole que l'écrivain va venir prodiguer aux collégiens médusés ? Je fais pipi-caca comme vous, je paye des impôts comme vos parents ? La belle affaire. 
Tout ça pour qu'au final, ils se disent, avec un étonnement désespéré qu'on prendrait à tort pour du soulagement : "Il est normal" ?
Chaque jour en classe je me bats contre ce mot : normal.
J'essaie de le bannir du langage, de leur montrer que la norme, si elle rassure, étouffe, emprisonne, et que personne ne doit rougir de se sentir "pas normal". Et voilà qu'un écrivain va venir arrondir ses fins de mois et dire à mes ados "je suis normal" ?
Et on voudrait que je fasse pareil, moi ? Oh, bon Dieu, non ! Je ne ferai pas ça. Si l'on m'invite, qu'on s'attende au débarquement de l'Albatros. Ça va chier du guano. 

lundi 9 juin 2008

Un gugusse à ma vitre

train de retour de Metz, 13h
Comme la veilleuse laissait tout voir,
La nuit, le petit dormeur
S'en allait tout seul dans le noir.
Avoir peur.
Il aimait pas les gugusses
Qui faisaient rire les imbéciles,
Vomissait dans l'autobus
De la bile.
Il attendait dans des églises
Quelque chose de doux,
Des baisers, des choses exquises
Sur sa joue...
(Alain Souchon, Faust) - 
salut mon gugusse, à la prochaine...

Petites histoires sur rail

Les fesses de la statue de la Nation, Paris
"Television rules the nation", c'est le titre d'une chanson de Daft Punk pas très récente que j'écoutais dans le train hier - et en changeant de train à Dijon, je suis allée boire un café, j'ai arrêté la musique dans mes écouteurs et, dans le bar Columbus, en m'asseyant, soudain j'entends résonner la même chanson, qui passait à la radio : Television rules the nation. Parfois la réalité est exactement comme dans ma tête et c'est étrange. Plus de limites. Inside out
Ensuite je feuillette un magasine où je lis qu'à l'époque de Camille Claudel, le tarif d'inscription à des cours de sculpture était deux fois plus élevé pour les femmes que pour les hommes. Pleine d'une juste révolte de cent ans périmée, je descends aux toilettes de la gare (la même) et lis sur la vitre : "WC publics - femmes : 0,50 cents - urinoirs hommes : gratuits".

lundi 2 juin 2008

Army of me

And if you complain once more
You'll meet an army of me...

Cette photo de mon ami Emmanuel me rappelle la chanson de Björk, l'une des toutes premières que j'aie entendues (c'était sur l'album Post). 
Les fleurs me font souvent cet effet, bien rendu ici, de vouloir conquérir le monde, elles surgissent, drues et impérieuses, solennelles. Nécessaires. 

Les voyages en train (portraits de filles, # 2)

La fille spirituelle
c'est celle qui fera le chemin de Compostelle en "pélerinage mendiant" à 23 ans, contre l'avis de sa famille. Et brûlera ses chaussures à Finister. Pour l'instant, elle a juste une dégaine faite de pudeur et de modestie mêlées, sans affectation ni pruderie excessive, c'est juste une fille transparente avec, si possible, des lunettes mais c'est pas forcé. 
C'est celle qui veut savoir si c'est bien le bon chemin, celui qu'elle a pris, si c'est bien le chemin de sa vie. Celle qui frôle, pour se sonder, les abîmes religieux qui sont autant d'ornières où elle n'est pas encore tombée. 
Pas forcément pour être nonne, non quand même il ne faut jurer de rien. Vous inquiétez pas, Papa, Maman, non je ne vais pas finir en robe de bure noire, non ce n'est pas parce que je ne m'aime pas, oui je sais que je suis mignonne, Papa, ça va merci, non je suis pas lesbienne, Maman, tu comprends pas, je suis pas sûre, c'est tout, pas sûre de quoi ? pas sûre que c'est ça, le chemin, ma voie, cette vie-là. 
Et puis elle aura faim et froid sur les routes et à Saint-Jacques elle finira par rencontrer un garçon gentil qui aura des ampoules aux pieds et justement, elle avait une trousse avec des pansements compeed pour les cors et les ampoules crevées, voyez comme ça tombe bien, et alors voilà, de fil en aiguille, Papa Maman je vous présente Etienne, il a 30 ans, il travaille chez IBM, je l'ai composté à.. euh... je veux dire, je l'ai rencontré à Compostelle, voilà, on va se marier peut-être l'année prochaine et on aura des tas d'enfants baptisés dans une vie normale sur un chemin normal et tout redeviendra normal. 

Les voyages en train (portraits de filles, # 1)

La fille sans intéret
lit des revues féminines avec des potins dedans, sur les stars en vacances, boit du Coca normal et mange un sandwich de chez Paul. Elle a des chaussures à la mode, celles qu'il faut, le pantalon qu'il faut, juste. Ça tombe pile, c'est exact. Tout est pesé, calculé et la liberté là-dedans, c'est le magazine télé avec la grille de sudoku et une petite sieste, avec la nuque renversée, sans contrôle. la liberté de ne pas être encombré intellectuellement par des idéaux politiques ni des intérêts artistiques. Détachée culturelle. 
C'est un peu maigre, mais ça doit suffir à remplir une vie, ça. S'informer des usages, savoir ce qu'il faut porter. Ça doit être une occupation à plein temps, se tenir au courant, faire et défaire des valises d'apparences. Muer régulièrement. 

dimanche 1 juin 2008

A la demande générale...


...je poste ici quelques images (merci à mes amis M&M) de la remise du prix littéraire des collégiens de l'Hérault, qui m'a été décerné samedi 31 mai pendant les festivités de Comédie du Livre, à Montpellier. Xavier-Laurent Petit était lauréat lui aussi (niveau 4è/3è) avec un roman fort, Be safe (Ecole des loisirs)

J'ai un peu l'air de ne pas savoir ce que je fais là, non ? :-) C'est mon air normal, hélas, je crois...

En revanche, je crois que j'étais plus à l'aise avec les 
adorables et brillants lecteurs-électeurs du prix : trente ados venus de tous les coins de l'Hérault.
Un jury exigeant mais aussi un public passionné et passionnant ! C'était un grand beau moment. 
Merci à eux de leurs questions. 

dimanche 25 mai 2008

Bouquet français


Je crois pouvoir dire qu'il n'y a pas plus éloigné de mes convictions, que ce qu'il est convenu d'appeler le "patriotisme". 
Il m'est pourtant arrivé d'éprouver, à l'étranger surtout, un sentiment poignant d'appartenance, qui mord le coeur, fait monter les larmes aux yeux, devant un champ de fleurs, un air de musique, un parfum. Un truc qui donne envie de dire, comme Polnareff : depuis que je suis loin de toi, je suis comme loin de moi ("Lettre à France").

J'en donnerais un aperçu assez fidèle avec la photo de ce bouquet ramassé dans les champs aujourd'hui.
Je me souviens aussi de ce tableau de Manet, vu au MET il y a de ça 15 ans, ce petit bout de drapeau qui m'a fait chialer comme une baleine un matin de voyage d'études, à New-York. 

Et puis il y a Marcel... Edith... Yves... leur voix avec un accordéon derrière, qui fait flon-flon,ou un piano qui fait padam-padam. 
Allez, je laisse à Marcel la mot de la fin : 
"Le mysotis et puis la rose, 
ce sont des fleurs qui disent qu'ekchose
mais pour aimer les coquelicots, 
et n'aimer ça, faut être idiot..." 

Marcel Mouloudji, 
Comme un p'tit coquelicot

mercredi 21 mai 2008

Des séquelles ?

Rebondissement de l'affaire "Hyacinthe et mes Sixièmes" : 
délicieuse coquille trouvée dans une copie, ce soir :
"Les hommes qui mangent d'autres hommes sont homophobes : les Lestrygons sont un exemple de peuple cannibale dans l'Odyssée."
:-)

mardi 20 mai 2008

Rencontres et dédicaces

Comédie du livre
Montpellier - le samedi 31 mai et dimanche 1er juin
sous le chapiteau du Conseil Général et sur le stand de Sauramps.

(merci à mon ami Thomas Gornet pour cette photo !)

dimanche 18 mai 2008

Morvan noir


Forêts de sapin, allumettes dressées,
incendies du ciel lumineux
chênes tordus, balais de genêts
petites mares bleues nues sous la mousse 
chataigniers noueux, hêtres élancés
et à la nuit venue, 
quand le soleil s'en va éclairer d'autres merveilles
toi tu retournes à ta vraie nature
tu fermes tes yeux de cendre
et tu es noir, noir, noir...

jeudi 15 mai 2008

Beethoven au bistrot

Photo prise au "Tsar" (le Mont Dore)

J'aime l'ambiance des vieux cafés, ceux qui sentent la gloire passée. Peu importe ce qu'on en a fait, ce qu'ils sont devenus, récupérés ou encore dans leur jus... 
Le Grand Café de Moulins (Allier) mérite la médaille d'or, mais il y a partout en France une quantité d'hôtels ou de bistrots au charme invicible.
J'aimerais y vivre, carrément. Ou bien, ce qui revient au même mentalement, y situer l'action d'un roman.