Le plus long des voyages

Le week-end dernier, histoire de ne pas transformer mon périple vers la Savoie en "plus long des voyages", j'ai dû renoncer à Hermillon (et à ses pompes).

Ce qui ne m'a nullement empêchée de discuter à bâtons rompus, samedi matin, avec le lecteurs et lectrices de Viuz-en-Sallaz qui avaient gentiment fait le déplacement (et affronté la neige, oui, car il neige déjà dans les Alpes !) pour venir m'entendre et qui m'ont entrendu et vue, via un ordinateur et grâce à Skype.
Ah, les merveilles de la technologie !

En revanche, ce mercredi, les grèves ne m'ont pas empêchée de me rendre à Paris pour l'enregistrement d'une amusante séquence vidéo autour de mon prochain roman (Comment (bien) rater ses vacances, Rouergue) qui sera diffusée au Salon du livre et de la presse jeunesse à Montreuil (à partir du 1er décembre).
On en saura plus en cliquant ici.

Vers un nouveau monde

J'ai rêvé d'un autre monde, chantait Jean-Louis Aubert. (Et la lune est si blooonnnnnnnde... bon, bref.)

Moi, je n'en rêve pas, j'y vais.
Au Salon d'Hermillon, on fêtera les 150 ans du rattachement de la Savoie à la France. Un anniversaire qui m'interpelle, comme on dit si mal, moi l'Alsaco-Vosgienne – et donc originaire d'une région dont le statut national a fait l'objet de pas moins de trois guerres...
J'espère en apprendre plus sur l'histoire de cette région qui me fait l'honneur, mine de rien, de m'inviter pour la 4ème fois ! (Annemasse - Genève - Chambéry....)
Le matin du 16 octobre, je serai à Viuz-en-Sallaz, du côté de Saint-Jean de Maurienne, pour une rencontre avec les lecteurs de la médiathèque.



Grand Prix de la Ville d'Ambronay

Le "Grand Prix de la ville d'Ambronay" n'est pas un rallye automobile, mais un une récompense littéraire décernée chaque année depuis 15 ans lors des rencontres littéraires d'Ambronay, dans l'Ain.
J'en parlais ici.

Bonheur fantôme était sélectionné parmi 16 autres romans parus entre 2009 et 2010. Et… (quel suspense insoutenable, ami lecteur…)
ON A GAGNÉ ! OUÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ !!!!!!!
Sur cette photo de la remise des prix je devrais tenir le gros bouquet de fleurs, mais n'étant pas là pour le faire, une adorable attachée de presse du Rouergue a fait le déplacement.
(d'ailleurs, actuellement, on est sans nouvelle d'elle qui est partie avec mon bouquet et mon prix… Si vous la croisez…)
** post du 6/10 : l'attachée de presse est revenue (mais toujours pas de signe du bouquet... si vous le croisez...)

Nouveau roman

Parfois, ça fait presque peur.
Quand tout est là, les visages, les voix. Comme si tout était né pour converger vers ce point précis : l'écriture d'un nouveau roman.

Lire Ce qu'ils disent ou rien, d'Annie Ernaux, le sourire aux lèvres parce que c'est ça et c'est différent. Se dire elle a fait très fort, mais c'est pas grave, je ferai autrement.
Replonger dans son adolescence, les années 80, eh oui c'est déjà si loin, 99 luftballons, tout ça, les boums.
Ecouter Back to the old house, des Smiths, se dire qu'encore une fois, maître Moz a frappé, "je ne reviendrai pas à la vieille maison", merci d'avoir écrit cette chanson.

Chercher ce qui est caché, les silences, les toutes petites choses enfouies quelque part dans une ferme des Vosges, les détails sans importance et les faire revivre comme si on faisait de la magie.
Penser si fort à certaines personnes qu'on se fait pleurer de les avoir perdues. Avoir envie de leur dire à quel point on les a aimées, et que maintenant… Se dire que ce n'est pas trop tard, je leur dirai comme ça, en écrivant.
Comment font les gens qui n'écrivent pas, pour se racheter ?

Regarder sans fin le visage de Rupert Graves et l'écouter raconter son histoire. Pas son histoire d'acteur, non, l'histoire de son visage.

"Imaginer", dit-on. L'imagination. Ça n'est pas grand'chose, l'imagination. Le plus dur c'est d'écouter ce que racontent les visages, les paysages, les odeurs.

Se laisser faire.
Abandonner la volonté de maîtriser son récit. Reconnaître que quelque chose sort de là, qui me dépasse.
Parfois, ça fait presque peur.


Un bon Français

Moi, je dis que les mauvais Français sont ceux qui, au lieu de se rapprocher d'un peuple, au contact duquel nous aurions à gagner, entretiennent, par des accusations mensongères, des sentiments de haine dont l'esprit de guerre résulte inévitablement. — Général Percin.

Le Général Alexandre Percin fut chef de cabinet du Ministre de la guerre pendant l'Affaire Dreyfuss. Ancien Polytechnicien, brillant homme de guerre, Franc-Maçon notoire… Il est devenu vers la fin de sa vie et après la guerre de 14-18, un pacifiste convaincu.
Il avait aussi une bonne plume et pas mal de culot. Ses livres figurent en bonne place à côté de ceux de Barbusse dans toute bibliothèque anti-militariste et aniticléricale qui se respecte.

La famille Percin étant assez clairsemée, je me plais à considérer cet homme comme un lointain parent, ce qui n'est pas totalement impossible... (avis aux généalogistes en herbe !)