Emotion


À chaque fois, ça me fait le même effet : voir apparaître pour la première fois sur le catalogue d'un éditeur, la présentation d'un livre qu'on a écrit, provoque une émotion intense presque comparable à celle qu'on ressentirait en présentant son amoureux à sa famille réunie. (Drôle de métaphore qui fait de mes lecteurs ma famille et de mes livres mes amants... hum, passons.)

Voici donc ce que le catalogue d'Actes Sud de la rentrée de janvier, nous dit sur mon chouchou (eh oui, ce livre sera mon chouchou, qu'on se le dise) :

Comme des trains dans la nuit, Anne Percin, janvier 2011, Au Rouergue
Un recueil de quatre nouvelles axées autour de couples, amants, amis ou cousins, unis pour le meilleur et pour le pire. Duo de pyromanes ou d’amoureux, amants de galère ou cousins en révolte contre la tyrannie paternelle : un recueil d’une très grande qualité d’écriture et de vérité.

En voiture Simone !

Le 9ème Prix littéraire de la ville d'Ambronnay, dans l'Ain, est placé cette année sous le haut patronage posthume de Simone Weil - avec un W, à ne pas confondre avec la ministre-féministe-et-survivante-des-camps au tailleur rose.
La philosophe, donc.

Voilà qui a dû porter chance à son plus grand fan fictif, Pierre Mouron, car j'apprends aujourd'hui que Bonheur Fantôme est sélectionné pour ce joli prix, qui se place sous de si propices auspices ;-)

Du neuf

Je fête la rentrée avec un retour en Savoie le samedi 16 octobre, à Saint-Jean de Maurienne pour le Salon du livre de L'Hermillon.

Bonheur Fantôme est en lice pour le prix Rosine Perrier, qui y est décerné chaque année. La précédente lauréate en était Claudie Gallay pour Les Déferlantes. Sur cette photo prise au Salon du livre de Paris, en mars, elle était à côté de moi (avec une queue de 30000 personnes pour les dédicaces) mais comme un gentil lecteur la cache, eh ben, on croirait qu'y avait que moi.
:-)
En plus c'est même pas un gentil lecteur, c'est Christian Lamy (qui est certes lecteur et très gentil, mais qui est aussi l'animateur d'un café-librairie associatif à Clermont-Ferrand, et directeur d'une petite revue, Efadine, qui a publié un de mes textes (la nouvelle "Les Ephémères").

Le Prix littéraire Rosine Perrier a la particularité de récompenser une oeuvre de fiction de langue française dont l'écriture est ancrée dans une terre, l'enracinement nourrissant le travail d'écriture.