Du 27 au 30 mai 2010 aura lieu le festival du Premier roman, à Chambéry.
Une fête un peu partculière, où les auteurs pendant trois jours vont à la rencontre des lecteurs et vice-versa, un peu partout dans la ville - y compris en prison...
J'ai la chance d'y participer avec Bonheur Fantôme. Voilà mon programme :

Vendredi 28 mai

8h30 * Théâtre Charles Dullin

avec Antoine BROTO

15h Médiathèque Jean-Jacques Rousseau

avec Antoine BROTO et Brigitte GIRAUD

16h30 ** Espace Malraux

Lectures de correspondances littéraires

avec Tatiana ARFEL, Béatrice FONTANEL,

François WEERTS

18h Manège

Artistes de fiction, entre liberté et barbarie

Avec Tatiana ARFEL, Jean-Baptiste DESTREMAU, Stéphane VELUT


Samedi 29 mai

11h Médiathèque Jean-Jacques Rousseau

avec Pascal MORIN

12h Manège

Séance de dédicaces

(p)Référence

Où l'on découvre que Point de Côté figure dans le nouveau catalogue Lir'ado, qui rassemble 300 "incontournables" de la littérature ado et jeunes adultes, publié par les libraires du réseau Libraires Ensemble.
(on peut consulter le catalogue en pdf en ciquant sur le lien ci-dessus).

Les livres sont rangés par catégorie thématique (amour, aventure, fantastique, S-F, etc.) Point de Côté fait partie de la sélection "Coups durs"...
Il se trouve donc rangé entre Petite de Geneviève Brisac et Quand j'avais cinq ans je m'ai tué de Howard Butten : plutôt flatteur ! Le résumé est original et, paraît-il, signé d'un jeune lecteur de 15 ans. Qui semble avoir été frappé par l'abondance des baisers dans ce roman :-) C'est un détail qui ne m'est jamais apparu, c'est drôle. Et pourtant, c'est vrai qu'on s'embrasse beaucoup, dans Point de Côté.

Teaser littéraire •3

Les bonnes nouvelles, comme les mauvaises, n'arrivent jamais seules. Me voilà donc en mesure d'annoncer la sortie prochaine d'un nouveau roman, auquel je tiens beaucoup, pour l'immense plaisir que j'ai eu à l'écrire.
Il s'intitule Mes vacances au Kremlin (Bicêtre).
Sortie prévue vers novembre 2010 (au Rouergue)...

(un début de chapitre au hasard)
Ce matin-là, je me suis réveillé au son des Pixies.
Je ne sais pas ce qui m'avait pris la veille de regarder mon film-culte sur l'ordinateur. Il m'avait semblé que son ambiance délétère serait en parfaite harmonie avec ce qui se passait dans mes intestins et dans ma tête, à l'issue de cette journée. Rien de tel en effet que de regarder Fight Club en se rongeant les ongles, pour passer une bonne nuit.
À mon trente-et-unième cauchemar, je me suis dit que si l'on m'avait branché le même genres d'électrodes qu'à Mamie, le tracé de mon rythme cardiaque aurait certainement contribué à animer leurs écrans monotones.
Dans mon rêve, on était en train de m'opérer à cœur ouvert sans anesthésie (fantaisie à laquelle j'avais donné mon accord, paraît-il) pour trouver dans ma cage thoracique une savonnette rose (réminiscence du film) et deux muscles cardiaques. Un pour moi, un pour Mamie. Le prothésiste dentaire, assis à mes côtés et qui se curait les ongles avec une paille du Mac-Do, me faisait observer incidemment que c'était un joli cadeau pour la fête des mères. Pour détendre l’atmosphère, le commissaire Maigret nous racontait qu’il était en train de lire Les Mémoires du Général Leclerc et que c’était très drôle, surtout vers la fin. Mais nous étions tous gênés dans notre opération conceptuelle par le bruit d'un marteau-piqueur venant de la salle d'opération, qu'on agrandissait pour permettre la construction d'un garage (avec une rampe extérieure en hélice, comme dans les jouets pour enfants).

Lorsque l'aube est arrivée, j'ai compris un peu tard que j'avais oublié la veille de fermer mes volets. Toute la pièce baignait dans une sorte de blancheur crémeuse qui égayait même les faits divers du journal qui tapisse les murs. De plus, la chanson qui accompagne le générique final de Fight Club résonnait dans mon crâne, exactement comme si je m'étais couché en oubliant d'éteindre la touche repeat dans mes oreilles.
Je me suis donc levé, motivé par Hector qui jouait une aubade en Mi majeur sur mon lit.
La seule façon de me débarrasser de la chanson des Pixies était encore de l'écouter : j'ai donc rallumé mon ordinateur, farfouillé dans ma discothèque virtuelle et trouvé la fameuse chanson : Where is my mind ? Où est mon esprit ? – excellente question. Sans la creuser davantage, j'ai mis le son à fond (si on peut appeler "son" le bourdonnement de mes modestes enceintes).

Après cet exploit matinal, vol plané jusqu'au matelas, dérapage contrôlé à l'atterrisage sur les draps. J'ai enfoncé la tête dans l'oreiller, j'avais dans l'idée de dormir encore un tout petit peu, avant que les problèmes de la journée d'hier viennent m'assaillir.
Mais de toute la puissance de ses guitares, le dieu Rock a brutalement pris possession de toute la pièce. J'ai senti mon coeur battre à toute blinde et mon corps s'est redressé, comme si l’on me tirait par la peau du dos, de la façon dont on soulève les chatons.
Et crac ! debout sur le lit, petits sauts sur le matelas, et un magnifique solo d'air guitar ! Mais à force de ne rencontrer aucune résistance que l’air autour de mes doigts, je brûlais d’envie de sentir le poids délicieux de l’instrument. J’ai sauté du lit, fait valdinguer la porte de l’armoire, fouillé dans le bric-à-brac dont j’ai extrait, derrière un duvet, ma chère Fender Telecaster.
Toute blanche, traces de cambouis et rayures d’époque. Modèle 1986. L’année de la formation des Pixies. La guitare de mon père.
Une sainte relique, quoi.

Remise du prix TSR

J'ai l'air bien contente, hein ?
Alors il faut savoir que l'émission est présentée par Esther, une pépite blonde pétillante et crépitante, et que le prix m'a été remis par Darius Rochebin, star de la télé suisse, présentateur du JT depuis 1998 ("le PPDA local", m'a-t-on dit). Malgré la pression, donc, pas trop de stress, tous ces sourires suisses n'engendrant pas la mélancolie.

Après l'émission de télé, les dédicaces, avec notamment les élèves de la classe qui avait défendu L'Age d'ange lors de l'émission Lire Délire. (Bon, là sur la photo, ils ont l'air bizarre parce qu'ils sont aux prises avec des sucettes distribuées sur le plateau télé, mais en vrai, ils sont formidables)

Des prix qui tombent

Voilà qu'après le prix de la Télévision Suisse Romande (TSR), qui m'a été remis en mains propres et en public lors du Salon du livre de Genève, L'Age d'ange vient, me dit-on, de remporter le prix des Dévoreurs de la ville d'Evreux, et le prix des jeunes lecteurs de la ville de Tarbes (lors du festival "Hautes-Pyrénées tout en auteurs").

Grand merci aux jeunes lecteurs et électeurs de ces prix, ainsi qu'aux bibliothécaires, documentalistes, enseignants, qui en ont parlé et fait parler autour d'eux.

L'émission de la TSR (remise du prix lors de la finale de Lire-Délire, 1er mai 2010) est visible ici en podcast.