Alerte orange

L'alerte Météo France nous promet 30 cm de neige d'ici ce soir. Les vaches sont averties, elles font la queue pour rentrer à l'étable.
Quant à moi, qui suis nettement moins prévoyante qu'elles, je m'apprête à rejoindre Paris dans quelques jours, où s'ouvre demain le Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil. Si les trains circulent, bien sûr. Sans quoi, je resterai comme celle-ci, en rade derrière un barbelé... à regarder passer les TGV.


* Plus d'infos sur le SLPJ de Montreuil (accès, tarifs, programme, horaires dédicaces..) en cliquant ici

"Le simple fait de sourire devrait nous rendre heureux"

Bonheur fantôme a reçu jeudi 18 novembre le Prix Jean Monnet des Jeunes Européens. Ce prix m'a été remis lors de l’édition 2010 de Littératures Européennes Cognac.
À cette occasion, une délégation de lycéens (notamment ceux du Lycée Emile Combes, de Pons) ont lu sur scène un compliment rédigé par leurs soins, pour rendre compte de leur lecture de chaque roman, et rendre hommage à leur façon aux trois auteurs présents ( car je rappelle que Bonheur Fantôme se mesurait à forte partie : Nicolas Ancion pour L'Homme qui valait 35 milliards, Carl Frode Tiller pour Encerclement).
Voici le compliment que Lucie et Cheyenne ont lu devant le public (en tremblant un peu), que j'ai écouté (en tremblant un peu aussi) et que la documentaliste du Lycée Emile Combes a eu la gentillesse de me transmettre (sans trembler).
C'est un très beau texte, écrit par des jeunes de 16 et 17 ans, qui fait preuve de sensibilité et d'une réflexion philosophique que n'aurait pas renié Alain (le philosophe) - ce qui aurait fait plaisir, à son tour, à Simone Weil, son élève en khâgne - mais je m'égare.
Voici :

Dans votre roman « Bonheur fantôme » nous avons pu découvrir une écriture à la fois poétique, subtile et pudique. En effet, la façon dont vous transformez les choses banales de la vie quotidienne en émotions fortes, voire extraordinaires, fait de notre lecture un moment privilégié : par exemple, dès la première page, nous découvrons la pluie sous un aspect poétique. Cette subtilité d’écriture se voit aussi à travers des phrases comme : « en art, comme en amour, il faut avoir le courage de ses sentiments. Nul n’est tenu d’aimer comme il faut » ou encore quand vous dites « ... partir, ce n’est pas mourir un peu. Partir, c’est vivre ».
La façon dont vous faites vivre les personnages, notamment Pierre, nous permet de nous identifier à eux. Pierre essaie lui-même d’évoquer en flash-back sa vie amoureuse, familiale et sociale. Par de simples sous-entendus, vous arrivez à nous faire comprendre les épisodes importants de son existence, comme la perte de son frère, son jumeau qui a provoqué en lui un mal-être perpétuel d’où le titre « Bonheur fantôme », puisque pour Pierre le bonheur est invisible jusqu’au moment où il s’aperçoit que celui-ci est sous ses yeux.
Un autre point que nous trouvons fascinant, c’est l’évolution imperceptible du personnage puisque nous avançons avec lui tout au long du livre, comme dans un voyage ; un voyage exotique, émotif et pourtant réaliste, et sans idéalisation, qui nous donne l’impression d’y être, et de ressentir l’opposition entre la vie urbaine et rurale.
Votre roman n’est pas une simple histoire, mais aussi une ouverture à la vie, une prise de conscience et une réflexion sur l’art et la culture. En effet, après avoir abandonné une thèse sur la philosophe Simone Weil, Pierre se consacre à l’écriture de la biographie du peintre français Rosa Bonheur, peinture symbole d’un bonheur simple, et figure du féminisme au 19e siècle, comme George Sand.
On ne devrait pas être sans cesse en quête du bonheur car le simple fait de vivre devrait nous rendre heureux. La fin de votre roman n’est pas un « happy-end », mais plutôt une note subtile d’espoir. Les temps changent, nous font évoluer et nous emportent vers une vie que l’on n’aurait jamais pu imaginer.
A travers cette histoire, nous retenons comme message essentiel que le bonheur est bien souvent face à nous et qu’il nous suffit simplement d’ouvrir les yeux pour le voir. Le simple fait de sourire devrait nous rendre heureux.
C’est pour toutes ces raisons, que nous décernons le prix de littérature européenne Jean Monnet à Anne Percin pour son livre « Bonheur fantôme », un roman qui arrive à mêler amour et tragédie.
Novembre 2010
©Les lycéens du Prix Jean Monnet des Jeunes Européens

Dix lycées participent à l’élection du prix :

  • Lycée Jean Rostand - Angoulême
  • Lycée Marguerite de Valois - Angoulême
  • Lycée Elie Vinet - Barbezieux
  • Lycée Andrée Theuriet - Civray
  • Lycée Beaulieu - Cognac
  • Lycée Louis Delage - Cognac
  • Lycée Jean Monnet - Cognac
  • Lycée Paul Guérin - Niort
  • Lycée Emile Combes - Pons
  • Lycée Desclaude - Saintes

Grâce au partenariat avec la Délégation Académique à l’Education Culturelle du Rectorat de Poitiers et la Région Poitou-Charentes, un livre de la sélection a été offert à chaque lycéen.

Marne-la-Vallée, gare certifiée


C'était marqué sur les quais : gare certifiée. Certifiée par qui ou par quoi, je ne savais pas. Il n'était pas encore huit heures et les Parisiens de la semaine croisaient des Anglais en visite à EuroDisney et des Lillois en transit. La gare était jaune, ou bien c'était mon appareil photo qui merdait sur la balance des blancs.
Dans le hall vitré, ça sentait le petit pain au chocolat, le froid.
Le magasin à babioles vendait des Tours Eiffel dans des boules à neige (pour offrir à Maxime ?) et des Tigrou en peluche (pour Mélinda ?).

Au rayon des magazines anglais, on vendait la revue Attitude avec Stephen Fry en couverture, je me suis dit que c'était bon signe, qu'on démarrait bien la journée. Stephen Fry me fait du bien. En ce moment c'est ma période Fry.

À l'arrivée à Angoulême il faisait beau, la gare était rouge, ou bien c'est moi qui merdait sur l'échelle des couleurs.



Un homme (qui ressemblait un peu à Stephen Fry) attendait sur le quai les auteurs invités au Festival et qui venaient, ce matin là, de l'infini et au-delà, c'est-à-dire de Belgique. Il ne m'attendait pas, moi, ce qui ne m'a pas empêchée de monter dans son taxi avec une bande de Belges formidables qui ont transformé le chemin hypnotique vers Cognac (je m'étais levée à 5 heures, tout de même...) en folle épopée.
L'hôtel Ibis était un chaos. Dans le lobby (on dit comment en français, déjà ?) des ouvriers démolissaient à la masse le comptoir et arrachaient des plaques au plafond, tandis que la réceptionniste, très pro, tendait des cartes perforées au chaland et répondait en toutes langues.
J'avais faim et pas le temps de manger : à 14 heures pétantes, une horde de lycéens poitou-charentais prendrait possession de l'Auditorium pour nous écouter, Carl Frode Tiller, Nicolas Ancion et moi-même, répondre aux questions croisées de Gérard Meudal, journaliste au Monde, et de la foule en délire.
J'ai demandé un jus d'orange. Je suis montée sur la scène.
Quand je fermais les yeux, c'était jaune.

Cognac J-1

Le Festival Littératures Européennes ouvre ses portes jeudi 18 novembre à Cognac.
On peut consulter le riche programme en téléchargeant le pdf.
Cette manifestation littéraire se déroule chaque année le troisième week-end de novembre, du jeudi au dimanche. Durant ces quatre jours, on peut aller à la rencontre des auteurs et les retrouver lors de débats inédits, d'instants lecture (les "apérimots"), d'ateliers à l'espace jeunesse...

La manifestation est aussi l'occasion de décerner plusieurs prix littéraires notamment le Prix Jean Monnet de littérature européenne pour lequel Bonheur Fantôme a été sélectionné.

J'y serai donc selon le programme suivant :
14h00-15h30 à l'Auditorium
Rencontre avec les auteurs de la sélection du Prix Jean Monnet des Jeunes Européens 2010, suivie de la remise du Prix.
Rencontre animée par Gérard Meudal
Nicolas Ancion, L’homme qui valait 35 milliards (Luc Pire,Belgique)
Carl Frode Tiller, Encerclement (Stock, Norvège)
Anne Percin, Bonheur fantôme (Le Rouergue, France)Vendredi 19 novembre
10h00-10h45 au Café littéraire
Rencontre avec Anne Percin autour de son roman Bonheur fantôme (Le Rouergue, France).
Animée par Gérard Meudal

Voilà voilà...
(j'ai un peu le trac...)

Edit du 22/11/2010 :
et voilà , c'était pas prévisible du tout, on m'avait rien dit, j'y croyais pas, et pourtant...
C'est Bonheur Fantôme qui a gagné.
Brouf (bruit d'émotion)

La maison de Sido



Sauver la maison de Colette, c'est le but d'un spectacle qui aura lieu demain soir, mardi 9 novembre au théâtre du Chatelet à Paris.
Cette maison, abandonnée depuis 4 ans, est à vendre (300 000 euros), mais les vendeurs refusent de la vendre à une collectivité (en l'occurence, l'association des Amis de Colette).
Les artistes réunis demain cherchent à intéresser un généreux mécène qui en ferait don. Si vous êtes de ceux-là...


Un Maxime qui vous veut du bien

Demain, Maxime est de sortie.

Qui est Maxime ?

Un djeune sud-parisien de 17 ans,
plus connu sur SpaceBook® sous le pseudo de Professeur Moriarty.
Même pas encore majeur et déjà plein de morgue, d'ironie et de suffisance... (Hé oui ma pauvre Lucette, y'a plus de jeunesse.)
Un professionnel de la lose qui, quand il sera grand et un peu moins gaffeur, deviendra Jimmy Hendrix ou bien Thomas Legrand (éditorialiste politique sur France Inter), parce que ses deux armes favorites pour comprendre et affronter le monde sont le rock et l'économie. Chacun ses goûts.
Et les siens sont très arrêtés...
Il aime les expériences culinaires extrêmes, le jazz mais pas la java, l'alcool mais pas le tabac, l'Angleterre mais pas les USA, les polars désuets et les films bien gore.
Et tout le reste, eh bien... il déteste.

Il a les cheveux longs plein de nœuds, un vieux vélo pourri, zéro nana et seulement trois amis, dont la plus fidèle est sa grand-mère.
Plus misanthrope que le héros de Molière, son crédo n'est pas Famille je vous hais (ça, c'est André Gide) mais plutôt Ô Vaste Monde et vous gros tas de veaux, foutez-moi la paix.

Vous ne le connaissez pas encore, mais vous l'aimez déjà. Avouez-le...

Illustrations : montage de différents documents préparatoires au texte : carnet de notes, photo de jeune homme (publicité pour La banque Postale), plan de l'Hôpital Bicêtre, photo de Léonard Gianadda devant le Kremlin.

Comment (bien) rater ses vacances, Rouergue, coll. DoAdo, 11 euros - sortie le 3/11/2010

On peut lire le premier chapitre sur le site des éditions du Rouergue !