A l'ouest !

Ma première héroïne féminine s'appelait Diane et elle était à l'ouest. Gentiment, mais très sûrement, elle explorait son monde intérieur, qui l'éloignait certes du réel mais donnait à sa vie une richesse et une saveur irremplaçables.  J'aime bien les gens qui sont "à l'ouest", décalés, hors-sujet, hors tempo, ceux qui suivent une petite voix intérieure...
J'imagine que ça doit être le point commun de pas mal de mes bouquins, ça : la marginalité, la différence, le "petite voix"… Laissant à d'autres le soin de se demander pourquoi, j'ai préféré récidiver avec un nouveau personnage. Oops ! I did it again… Incorrigible, la meuf.
Donc voilà, c'est une fille complètement à l'ouest. Elle a un rêve, un rêve de cow-boy, un rêve d'Indiens, de chevaux galopant dans la poussière, et ce rêve va se réaliser. Non par magie, mais parce qu'elle l'aura mérité : la petite bretonne part faire un stage d'équitation aux Etats-Unis, en compagnie d'une poignée de jeune ados français d'horizons différents. Peu importe qu'elle soit la seule à y croire, à ce rêve : elle se fait son film, et c'est un western. Mais comme dans tous les westerns, il y aura des bons et des méchants, un gentil shérif et un vilain bandit. Et on ne se fera pas de cadeaux.
Car après tout, la conquête de l'ouest, c'est loin d'être rose bonbon…
Voilà, ça devait s'apeler Western & Préjugés, pour le clin d'oeil à Jane Austen, en souvenir de qui j'ai introduit un "Mr Darcy" dans le roman... (saurez-vous le retrouver ?). Ça aurait pu aussi s'appeler Country Girl, en hommage à Johnny Cash, le chanteur, guitar hero américain, mauvais garçon tout de noir vêtu qui chanta la violence, la rébellion et l'amour, sur des airs innocents de musique country. De violence, de préjugés, de rébellion et d'amour, il sera beaucoup question aussi, dans mon roman. Il sortira en mars, au Rouergue, et son titre, tout compte fait, ce sera Western Girl.
La fille de l'ouest. Donc.

Montreuil ,alias le SLPJ

Cette institution vénérable et vénérée (le Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Seine St-Denis) ouvrira ses portes du vendredi 30/11 au lundi 3/12.
J'y serai, comme chaque année depuis 2007...
Ce sera sur le stand des éditions du Rouergue, le samedi 1er décembre, de 10h à 12h et de 13h30 à 15h.

En compagnie de Thomas Gornet avec qui je cosigne un livre pour les jeunes lecteurs, un OVNI à quatre mains et deux cerveaux, désopilo-engagé, tout en rose et bleu inversé, une histoire de slip et de culotte.... Bref ! On vous en recausera.


Fighting spirit

Un sympathique inconnu a concocté sur Deezer la playlist "Fighting Sipirit", citée dans Comment (bien) rater ses vacances. Merci à lui/elle !

Casting de ouf

Alors que je mettais la dernière main aux corrections du manuscrit de Comment devenir une rock star (ou pas), et comme j'avais bien du mal à quitter mes personnages chéris, je me suis amusée à créer un casting imaginaire.
Ayant pour chacun d'eux des images, des visages, dans la tête, j'ai cherché à quels acteurs ils pouvaient bien ressembler...
Voici donc Maxime, Natacha, Stéphane, Julius et Christian (du tome 3). 
Il manque  Kévin et Alexandra, je ne m'y suis pas (encore) attelée... 
Des suggestions ?








Vadrouille de fin d'année

Voilà, on y est, c'est la rentrée. Mon petit Maxime fait la sienne mercredi 12, j'espère que vous n'allez pas rater ça ?
Et si vous ne voulez pas me rater moi non plus, voici mes dates d'apparition publique (va falloir faire vite parce qu'avec moi, c'est un peu comme la nuit des étoiles filantes, on attend on attend et ça passe à toute vitesse, et parfois ça ne passe pas du tout :-) :

  1. le samedi 22 septembre à Besançon (Doubs), festival Les Mots Doubs
  2. le dimanche 7 octobre à Ambronay (Ain), salon du livre
  3. le dimanche 21 octobre à St-Laurent-sur-Saône (Saône-et-Loire), salon Levez l'encre 
  4. le samedi 1er décembre à Montreuil (Seine-St-Denis), salon du livre et de la presse jeunesse
  5. le mercredi 6 février à Toulon (Var), forum du prix des lycéens de PACA

Pac(a)man

J'apprends avec plaisir que Le Premier été fait partie de la sélection officielle du Prix littéraire des lycéens et apprentis de PACA, parmi 5 autres romans (et 6 BD).
Le Prix PACA, c'est 1 000 jurés, 160 professionnels et 12 ouvrages contemporains défendus chaque année.

Trois grandes rencontres sont organisées pour permettre un large débat entre auteurs de la sélection et jurés de chaque ville ainsi qu'un regard croisé entre jurés :

  • Deux forums d'auteurs réunissent chacun une moitié des auteurs de la sélection et 250 jurés:
- l'un dans l'académie de Nice
 - l'autre dans l'académie d'Aix-Marseille
  • Une journée de fête pour la remise de Prix (fin mai à Marseille) offre aux jurés la possibilité d'exposer, dire, jouer… leurs réalisations, en présence des auteurs des deux titres primés (cat. Roman et cat. BD)

La trilogie

Comment ne pas rater Maxime
Voilà, ils sont enfin réunis !
Et j'en suis bien heureuse, malgré deux coquilles qui me mettent en rage (on va dire que c'est pour donner du grain à moudre aux fans qui pourront s'amuser à chercher la faute - si j'en juge par le nombre de lecteurs bienveillants qui m'ont signalé celles de Comment gérer sa love story, ça va devenir une discipline olympique, bientôt)...


Mamie Lisette contre-attaque



Le lundi 4 juin 2012, Comment (bien) rater ses vacances a reçu le Prix Chronos de littérature, catégorie 4ème/3ème.
Et moi, j'ai reçu des chocolats et plein d'autres belles choses qui récompensent, encouragent et adoucissent les mœurs...
Bien que ce soit le 9ème prix remporté par l'indétrônable Maxime, je ne joue pas les blasées, et suis au contraire très fière de celui-ci.
Il récompense en effet une œuvre faisant le lien entre les générations. Or, dans ma vie comme dans les romans je n'aime pas particulièrement les clivages, les segmentations, les étiquetages, et soutiens que les sentiments (amoureux, fraternels, amicaux) se passent aisément de ce genre de frontières...


Voici un petit mot écrit pour l'occasion :

 Dans Comment devenir une rock star (ou pas) (3ème tome des aventures de Maxime), l’indéboulonnable, l’indestructible, l’indécrottable Mamie Lisette – qui a, rappelons-le, survécu à un infarctus, mais a aussi repris le jardinage, la confiture et les travaux manuels ! – se transforme inexorablement en guide spirituel, tendance Maître Yoda dans La Guerre des étoiles (vous savez, genre E.T. avec une robe de chambre et de grandes oreilles ?) 
Voilà qu’elle assène un jour à mon héros Maxime cette belle phrase qu’elle a trouvée elle-même, cette belle phrase tricotée main, quoi :
« On ne grandit pas tout seul ».

Évidemment, Maxime s’empresse de lui rire aux nez – vous savez comment sont les ados – ce qui lui vaut une baffe, parce que Mamie Lisette, c’est comme Maître Yoda, c’est un Jedi. Faut pas l’embêter.


Et puis, progressivement, de rencontre en rencontre, de fil en aiguille, de chat en souris, petit à petit, Maxime finira par comprendre ce que sa grand-mère voulait dire (eh oui, à 18 ans, « ça comprend vite, mais faut leur expliquer longtemps », comme disait ma grand-mère à moi).
Maxime finira même – vous savez comment sont les ados – par lui piquer cette devise, l’enrichissant au passage : « On ne grandit pas tout seul, mais on n’a besoin de personne pour vieillir ».

Quand j’ai appris que Comment (bien) rater ses vacances s’était vu décerner le prix Chronos,  à peine remise de mon émotion légitime, c’est cette pensée-là qui m’est venue.
Cette réflexion, née dans deux esprits si proches, malgré les deux générations qui les séparent.

Bien sûr, Mamie a raison : on ne grandit pas tout seul.
Il faut près de soi des amis sur qui compter, une famille qui vous aime, des modèles et des contre-exemples, de quoi se rassurer et de quoi s’opposer, aussi.
Mais pour vieillir, on n’a besoin de personne : vieillir, ça se fait tout seul, quoi qu’on fasse, et parfois ça se fait très vite, hélas. Sitôt qu’on arrête de s’ouvrir aux autres, de rire, de découvrir des choses nouvelles.

La bonne nouvelle c’est que, quel que soit leur âge, ce danger ne guette pas, généralement, les amateurs de lecture.
Dès l’enfance, on trouvera dans les livres des amis qui vous feront grandir, modèles ou contre-exemples, héros complices ou adversaires auprès de qui découvrir la vie.
Dans l’âge mûr, on continuera d’explorer des continents nouveaux où l’on n’aurait jamais cru débarquer, on gardera un pied dans l’enfance ou dans l’adolescence, on maintiendra le lien avec des réalités qu’on ne voit plus, qu’on ne sent plus autour de soi… et qui nous manquent parfois.

Merci à tous tous les lecteurs qui ont participé à l’aventure du prix Chronos, petits et grands, jeunes et moins jeunes. Tous ceux qui ont accepté de faire un bout de chemin avec Maxime et Mamie Lisette,  qui se sont amusés à leurs côtés.
Tous ceux qui ont ri avec ce livre. Ceux qui ont peu grandi aussi, pourquoi pas ? grâce à lui. Tous ceux qui n’ont pas vieilli, parce que le rire est un excellent anti-rides.

Anne Percin © 2012

En route !

Le plus dur, c'est de commencer. De commencer vraiment.
Pour commencer, il ne suffit pas d'avoir l'idée : elle est là, bien souvent, depuis des lustres, n'attendant que le moment propice pour sortir de sa cachette où elle a mûri.
Pour commencer, il ne suffit pas non plus d'écrire les premières lignes, ni même les premières pages : chez moi, bien souvent, elles sont médiocres d'emblée et ce triste constat peut bloquer pendant des mois tout le processus.
Pour commencer, il faut avoir envie.
Vraiment envie.
Il faut que ça démange, que ça picote, que ça chatouille, que la perspective de passer des mois en compagnie de la même histoire et des mêmes personnages apparaisse comme une distraction et non comme un pensum. Il faut avoir envie, en quelque sorte, de partir en vacances avec un roman. Il faut en tomber amoureux avant qu'il ne soit né, amoureux de l'idée de ce qu'il sera, et que personne ne voit.
Je commence (je dis bien : commence) à avoir très envie de partir, là.
Il sera question d'amitié. Surtout, avant tout, par dessus tout. Il sera question de création, de peinture. Il sera question des années 20 et de Dada. Je sais déjà tout cela, mais ce que je ne sais pas, c'est : quand est-ce qu'on décolle ? J'attends le signal du chef de bord. J'ai mes petites valises de mots. Je suis prête.

A lire... en mai !

A paraitre le 1er mars 2012

Christophe Spielberger est écrivain, poète, plasticien.
Il a déjà dû m'arriver de parler de lui et de son travail sur ce blog, car il se trouve que je partage sa vie depuis de nombreuses années (on restera discret sur le nombre exact).


Il publie en mai un court roman, Pépère : émouvant et drôle. Indispensable, donc. 


Ce roman est (enfin) disponible dans toute bonne librairie et sur les sites marchands du web.


Le jour de ses 100 ans, Albert Binot, dit Pépère, ancien libraire strasbourgeois, décide de tenir un journal de bord. Estimant que l’on n’arrive pas à son âge par hasard, il se défend d’être un vieux con et dans ce cahier qu’il souhaite léguer à son arrière-petit-fils, revisite à la fois son passé et son présent… 
Libraire jusqu’à la fin du XXè siècle, il se souvient du temps où l’on imprimait encore les livres sur du papier, on se déplaçait même pour les acheter…
Des femmes de sa vie à une infirmière dévouée, à l’asile Élisa où il réside depuis trois ans, du copain de promenade à sa voisine de palier abîmée par Alzheimer, de l’amour à la mort les frontières vont s’avérer poreuses…
Son journal durera 100 jours, 100 petits chapitres et autant de tranches de vie, soutenus par des vignettes piochées tantôt dans un imagier fétiche, tantôt dans son propre imaginaire…
Sage et malicieux, drôlement poétique, Pépère est un roman sur ce qui fout le camp mais aussi sur ce que l’on voudrait garder jusqu’au bout.

ISBN 2357290633

Nicolas fait du théâtre

Mon petit Nicolas à moi est le héros du roman Né sur X (ed. Thierry Magnier, 2008, réed.2012).
Il fait ses débuts (et moi aussi) au théâtre, dans une pièce mise en scène par Leïla Moguez et interprétee par Nicolas Morvan.
Ça commence le 31 mars et ça se joue, les mercredis et les samedis,  jusqu'au 30 juin, à la Manufacture des Abbesses, à Paris.
(Plus d'infos sur le site de la Manufacture des Abbesses)

N'ayant pas (encore) vu la pièce, ni participé à son écriture, je ne peux pas vous donner mon opinion. Mais je suis néanmoins très heureuse et très curieuse de voir mon petit Nicolas sur une scène ! Pas facile, en plus d'adapter une histoire pareille... Mais ça promet !

Maxime, la souite de la souite... et la fin ?

Pour tous ceux qui se sont dit, après le tome 2, "Mais comment diantre tout cela finira-t-il ?"
et pour ceux qui se sont dit "Mais quelle fumiste la Percin, pas foutue de savoir écrire une vraie fin !",
et pour ceux(celles) qui sont tombés amoureux(-ses) d'un des personnages de la saga (je ne veux pas savoir qui c'est, c'est votre vie privée ! si ça se trouve c'est Kévin, mouarf)
...
Voici enfin le retour de celui que vous attendiez tous, dans ses toutes nouvelles zaventures. On y retrouvera plein de personnages croisés dans le 1 et le 2 (l'avantage des suites, c'est qu'on est terrain familier) dont certains qu'on ne croyait plus jamais retrouver ! (je n'vous dis pas qui, sinon c'est triché). Y'a tous les ingrédients habituels + des surprises en plus.
Et de la musique, de la musique, de la musique, encore plus qu'avant.
Ça tente, non ? C'est mon cadeau de rentrée pour tenter de redorer un peu ce pauvre mois de septembre...
(dispo le 5 septembre 2012... je sais, c'est loooooooong :-)



JJR for ever

Dans le cadre du tricentenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau en 2012, la Ville de Chambéry et la Région Rhône-Alpes ont lancé l'année Rousseau.
Une centaine d'événements célébrera ces 300 ans d'existence littéraire.
Parmi eux, la publication d'un recueil de correspondances d'écrivain d'un genre particulier, puisque posthume et à sens unique, pour lequel j'ai été sollicitée : il s'agissait d'écrire à Jean-Jacques.
Ça tombait bien, j'avais une foule de choses à lui dire. Parce que, ceux qui me lisent le savent déjà : je l'aime, moi, JJR. Surtout pour ses défauts.
On pourra lire mon texte en ligne ici très bientôt.

Le Premier été (à la radio)


Au Bonheur de LireLe premier été, d'Anne PERCIN
Une chronique radio qui prend son temps, c'est rare.
Un autre entretien radiophonique est aussi en écoute sur le site de France Bleu Isère.

Article de presse

L'interview que j'ai donnée au magazine suisse Culturactif, au sujet de ma nouvelle "Conversation avec Samuel" paru en octobre 2011 dans Hétérographe, a été publiée.
On peut lire l'intégralité de cet article, ici en pdf.