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"Le simple fait de sourire devrait nous rendre heureux"

Bonheur fantôme a reçu jeudi 18 novembre le Prix Jean Monnet des Jeunes Européens. Ce prix m'a été remis lors de l’édition 2010 de Littératures Européennes Cognac.
À cette occasion, une délégation de lycéens (notamment ceux du Lycée Emile Combes, de Pons) ont lu sur scène un compliment rédigé par leurs soins, pour rendre compte de leur lecture de chaque roman, et rendre hommage à leur façon aux trois auteurs présents ( car je rappelle que Bonheur Fantôme se mesurait à forte partie : Nicolas Ancion pour L'Homme qui valait 35 milliards, Carl Frode Tiller pour Encerclement).
Voici le compliment que Lucie et Cheyenne ont lu devant le public (en tremblant un peu), que j'ai écouté (en tremblant un peu aussi) et que la documentaliste du Lycée Emile Combes a eu la gentillesse de me transmettre (sans trembler).
C'est un très beau texte, écrit par des jeunes de 16 et 17 ans, qui fait preuve de sensibilité et d'une réflexion philosophique que n'aurait pas renié Alain (le philosophe) - ce qui aurait fait plaisir, à son tour, à Simone Weil, son élève en khâgne - mais je m'égare.
Voici :

Dans votre roman « Bonheur fantôme » nous avons pu découvrir une écriture à la fois poétique, subtile et pudique. En effet, la façon dont vous transformez les choses banales de la vie quotidienne en émotions fortes, voire extraordinaires, fait de notre lecture un moment privilégié : par exemple, dès la première page, nous découvrons la pluie sous un aspect poétique. Cette subtilité d’écriture se voit aussi à travers des phrases comme : « en art, comme en amour, il faut avoir le courage de ses sentiments. Nul n’est tenu d’aimer comme il faut » ou encore quand vous dites « ... partir, ce n’est pas mourir un peu. Partir, c’est vivre ».
La façon dont vous faites vivre les personnages, notamment Pierre, nous permet de nous identifier à eux. Pierre essaie lui-même d’évoquer en flash-back sa vie amoureuse, familiale et sociale. Par de simples sous-entendus, vous arrivez à nous faire comprendre les épisodes importants de son existence, comme la perte de son frère, son jumeau qui a provoqué en lui un mal-être perpétuel d’où le titre « Bonheur fantôme », puisque pour Pierre le bonheur est invisible jusqu’au moment où il s’aperçoit que celui-ci est sous ses yeux.
Un autre point que nous trouvons fascinant, c’est l’évolution imperceptible du personnage puisque nous avançons avec lui tout au long du livre, comme dans un voyage ; un voyage exotique, émotif et pourtant réaliste, et sans idéalisation, qui nous donne l’impression d’y être, et de ressentir l’opposition entre la vie urbaine et rurale.
Votre roman n’est pas une simple histoire, mais aussi une ouverture à la vie, une prise de conscience et une réflexion sur l’art et la culture. En effet, après avoir abandonné une thèse sur la philosophe Simone Weil, Pierre se consacre à l’écriture de la biographie du peintre français Rosa Bonheur, peinture symbole d’un bonheur simple, et figure du féminisme au 19e siècle, comme George Sand.
On ne devrait pas être sans cesse en quête du bonheur car le simple fait de vivre devrait nous rendre heureux. La fin de votre roman n’est pas un « happy-end », mais plutôt une note subtile d’espoir. Les temps changent, nous font évoluer et nous emportent vers une vie que l’on n’aurait jamais pu imaginer.
A travers cette histoire, nous retenons comme message essentiel que le bonheur est bien souvent face à nous et qu’il nous suffit simplement d’ouvrir les yeux pour le voir. Le simple fait de sourire devrait nous rendre heureux.
C’est pour toutes ces raisons, que nous décernons le prix de littérature européenne Jean Monnet à Anne Percin pour son livre « Bonheur fantôme », un roman qui arrive à mêler amour et tragédie.
Novembre 2010
©Les lycéens du Prix Jean Monnet des Jeunes Européens

Dix lycées participent à l’élection du prix :

  • Lycée Jean Rostand - Angoulême
  • Lycée Marguerite de Valois - Angoulême
  • Lycée Elie Vinet - Barbezieux
  • Lycée Andrée Theuriet - Civray
  • Lycée Beaulieu - Cognac
  • Lycée Louis Delage - Cognac
  • Lycée Jean Monnet - Cognac
  • Lycée Paul Guérin - Niort
  • Lycée Emile Combes - Pons
  • Lycée Desclaude - Saintes

Grâce au partenariat avec la Délégation Académique à l’Education Culturelle du Rectorat de Poitiers et la Région Poitou-Charentes, un livre de la sélection a été offert à chaque lycéen.

Marne-la-Vallée, gare certifiée


C'était marqué sur les quais : gare certifiée. Certifiée par qui ou par quoi, je ne savais pas. Il n'était pas encore huit heures et les Parisiens de la semaine croisaient des Anglais en visite à EuroDisney et des Lillois en transit. La gare était jaune, ou bien c'était mon appareil photo qui merdait sur la balance des blancs.
Dans le hall vitré, ça sentait le petit pain au chocolat, le froid.
Le magasin à babioles vendait des Tours Eiffel dans des boules à neige (pour offrir à Maxime ?) et des Tigrou en peluche (pour Mélinda ?).

Au rayon des magazines anglais, on vendait la revue Attitude avec Stephen Fry en couverture, je me suis dit que c'était bon signe, qu'on démarrait bien la journée. Stephen Fry me fait du bien. En ce moment c'est ma période Fry.

À l'arrivée à Angoulême il faisait beau, la gare était rouge, ou bien c'est moi qui merdait sur l'échelle des couleurs.



Un homme (qui ressemblait un peu à Stephen Fry) attendait sur le quai les auteurs invités au Festival et qui venaient, ce matin là, de l'infini et au-delà, c'est-à-dire de Belgique. Il ne m'attendait pas, moi, ce qui ne m'a pas empêchée de monter dans son taxi avec une bande de Belges formidables qui ont transformé le chemin hypnotique vers Cognac (je m'étais levée à 5 heures, tout de même...) en folle épopée.
L'hôtel Ibis était un chaos. Dans le lobby (on dit comment en français, déjà ?) des ouvriers démolissaient à la masse le comptoir et arrachaient des plaques au plafond, tandis que la réceptionniste, très pro, tendait des cartes perforées au chaland et répondait en toutes langues.
J'avais faim et pas le temps de manger : à 14 heures pétantes, une horde de lycéens poitou-charentais prendrait possession de l'Auditorium pour nous écouter, Carl Frode Tiller, Nicolas Ancion et moi-même, répondre aux questions croisées de Gérard Meudal, journaliste au Monde, et de la foule en délire.
J'ai demandé un jus d'orange. Je suis montée sur la scène.
Quand je fermais les yeux, c'était jaune.

Cognac J-1

Le Festival Littératures Européennes ouvre ses portes jeudi 18 novembre à Cognac.
On peut consulter le riche programme en téléchargeant le pdf.
Cette manifestation littéraire se déroule chaque année le troisième week-end de novembre, du jeudi au dimanche. Durant ces quatre jours, on peut aller à la rencontre des auteurs et les retrouver lors de débats inédits, d'instants lecture (les "apérimots"), d'ateliers à l'espace jeunesse...

La manifestation est aussi l'occasion de décerner plusieurs prix littéraires notamment le Prix Jean Monnet de littérature européenne pour lequel Bonheur Fantôme a été sélectionné.

J'y serai donc selon le programme suivant :
14h00-15h30 à l'Auditorium
Rencontre avec les auteurs de la sélection du Prix Jean Monnet des Jeunes Européens 2010, suivie de la remise du Prix.
Rencontre animée par Gérard Meudal
Nicolas Ancion, L’homme qui valait 35 milliards (Luc Pire,Belgique)
Carl Frode Tiller, Encerclement (Stock, Norvège)
Anne Percin, Bonheur fantôme (Le Rouergue, France)Vendredi 19 novembre
10h00-10h45 au Café littéraire
Rencontre avec Anne Percin autour de son roman Bonheur fantôme (Le Rouergue, France).
Animée par Gérard Meudal

Voilà voilà...
(j'ai un peu le trac...)

Edit du 22/11/2010 :
et voilà , c'était pas prévisible du tout, on m'avait rien dit, j'y croyais pas, et pourtant...
C'est Bonheur Fantôme qui a gagné.
Brouf (bruit d'émotion)

Le plus long des voyages

Le week-end dernier, histoire de ne pas transformer mon périple vers la Savoie en "plus long des voyages", j'ai dû renoncer à Hermillon (et à ses pompes).

Ce qui ne m'a nullement empêchée de discuter à bâtons rompus, samedi matin, avec le lecteurs et lectrices de Viuz-en-Sallaz qui avaient gentiment fait le déplacement (et affronté la neige, oui, car il neige déjà dans les Alpes !) pour venir m'entendre et qui m'ont entrendu et vue, via un ordinateur et grâce à Skype.
Ah, les merveilles de la technologie !

En revanche, ce mercredi, les grèves ne m'ont pas empêchée de me rendre à Paris pour l'enregistrement d'une amusante séquence vidéo autour de mon prochain roman (Comment (bien) rater ses vacances, Rouergue) qui sera diffusée au Salon du livre et de la presse jeunesse à Montreuil (à partir du 1er décembre).
On en saura plus en cliquant ici.

Vers un nouveau monde

J'ai rêvé d'un autre monde, chantait Jean-Louis Aubert. (Et la lune est si blooonnnnnnnde... bon, bref.)

Moi, je n'en rêve pas, j'y vais.
Au Salon d'Hermillon, on fêtera les 150 ans du rattachement de la Savoie à la France. Un anniversaire qui m'interpelle, comme on dit si mal, moi l'Alsaco-Vosgienne – et donc originaire d'une région dont le statut national a fait l'objet de pas moins de trois guerres...
J'espère en apprendre plus sur l'histoire de cette région qui me fait l'honneur, mine de rien, de m'inviter pour la 4ème fois ! (Annemasse - Genève - Chambéry....)
Le matin du 16 octobre, je serai à Viuz-en-Sallaz, du côté de Saint-Jean de Maurienne, pour une rencontre avec les lecteurs de la médiathèque.



Grand Prix de la Ville d'Ambronay

Le "Grand Prix de la ville d'Ambronay" n'est pas un rallye automobile, mais un une récompense littéraire décernée chaque année depuis 15 ans lors des rencontres littéraires d'Ambronay, dans l'Ain.
J'en parlais ici.

Bonheur fantôme était sélectionné parmi 16 autres romans parus entre 2009 et 2010. Et… (quel suspense insoutenable, ami lecteur…)
ON A GAGNÉ ! OUÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ !!!!!!!
Sur cette photo de la remise des prix je devrais tenir le gros bouquet de fleurs, mais n'étant pas là pour le faire, une adorable attachée de presse du Rouergue a fait le déplacement.
(d'ailleurs, actuellement, on est sans nouvelle d'elle qui est partie avec mon bouquet et mon prix… Si vous la croisez…)
** post du 6/10 : l'attachée de presse est revenue (mais toujours pas de signe du bouquet... si vous le croisez...)

En voiture Simone !

Le 9ème Prix littéraire de la ville d'Ambronnay, dans l'Ain, est placé cette année sous le haut patronage posthume de Simone Weil - avec un W, à ne pas confondre avec la ministre-féministe-et-survivante-des-camps au tailleur rose.
La philosophe, donc.

Voilà qui a dû porter chance à son plus grand fan fictif, Pierre Mouron, car j'apprends aujourd'hui que Bonheur Fantôme est sélectionné pour ce joli prix, qui se place sous de si propices auspices ;-)

Du neuf

Je fête la rentrée avec un retour en Savoie le samedi 16 octobre, à Saint-Jean de Maurienne pour le Salon du livre de L'Hermillon.

Bonheur Fantôme est en lice pour le prix Rosine Perrier, qui y est décerné chaque année. La précédente lauréate en était Claudie Gallay pour Les Déferlantes. Sur cette photo prise au Salon du livre de Paris, en mars, elle était à côté de moi (avec une queue de 30000 personnes pour les dédicaces) mais comme un gentil lecteur la cache, eh ben, on croirait qu'y avait que moi.
:-)
En plus c'est même pas un gentil lecteur, c'est Christian Lamy (qui est certes lecteur et très gentil, mais qui est aussi l'animateur d'un café-librairie associatif à Clermont-Ferrand, et directeur d'une petite revue, Efadine, qui a publié un de mes textes (la nouvelle "Les Ephémères").

Le Prix littéraire Rosine Perrier a la particularité de récompenser une oeuvre de fiction de langue française dont l'écriture est ancrée dans une terre, l'enracinement nourrissant le travail d'écriture.

A vous Cognac


Bonheur Fantôme fait partie des trois ouvrages européens retenus pour le Prix Jean Monnet des Jeunes Européens, avec L'homme qui valait 35 miliards de Nicolas Ancion (ed° Luc Pire, Belgique) et Encerclement du Norvégien Carl Frode Tiller (ed° Stock, dans l'excellente collection cosmopolite)
Ayant grandi à Strasbourg et fait mes études au lycée Jean Monnet, je me sens très européenne, tout à coup. Cela dit sans vouloir influencer personne :-)
La remise des prix aura lieu pendant le Festival des littératures européennes de Cognac, qui existe depuis 1988, du 18 au 21 nov.2010.

Dans les Landes on lit

Notamment à Tercis-les-Bains où les lecteurs décernent un prix "coup de coeur".
Leur sélection est ensuite proposée aux adolescents de la commune.
Cette année, étaient choisis : le polar Au pays des ombres de Gilbert Gallerne, la BD Terre fatale de Jacques Ferrandez, le roman historique d'Irène Frain : Les Naufragés de l'île Tromelin et... Bonheur fantôme.

"Plusieurs critères de choix ont été analysés, tels l'intrigue, l'écriture, le style et le plaisir de la lecture. Devançant la fresque sur l'esclavage de d'Irène Frain, le premier roman d'Anne Percin a obtenu la palme. Ce roman à la fois drôle et douloureux, bien écrit, a séduit les jeunes lecteurs par la force et la justesse de ses personnages." (source : ©Sud-Ouest)
Hi hi hi (rire modeste mais gêné de l'intéressée)
Du 27 au 30 mai 2010 aura lieu le festival du Premier roman, à Chambéry.
Une fête un peu partculière, où les auteurs pendant trois jours vont à la rencontre des lecteurs et vice-versa, un peu partout dans la ville - y compris en prison...
J'ai la chance d'y participer avec Bonheur Fantôme. Voilà mon programme :

Vendredi 28 mai

8h30 * Théâtre Charles Dullin

avec Antoine BROTO

15h Médiathèque Jean-Jacques Rousseau

avec Antoine BROTO et Brigitte GIRAUD

16h30 ** Espace Malraux

Lectures de correspondances littéraires

avec Tatiana ARFEL, Béatrice FONTANEL,

François WEERTS

18h Manège

Artistes de fiction, entre liberté et barbarie

Avec Tatiana ARFEL, Jean-Baptiste DESTREMAU, Stéphane VELUT


Samedi 29 mai

11h Médiathèque Jean-Jacques Rousseau

avec Pascal MORIN

12h Manège

Séance de dédicaces

Parité ? mes fesses !


Un article intéressant aujourd'hui sur le site de France24, au sujet de la Légion d'Honneur. Qui rappelle incidemment que la première femme promue Officier (à titre non-militaire) fut Rosa Bonheur, en 1882. Et que cette distinction honorifique est accordée à 10% de femmes, actuellement. La toute première, injustement tombée dans l'oubli, est une héroïne révolutionnaire à la Dumas (dont je m'étonne que la littérature ne se soit pas emparé), Angélique Duchemin.
Comme le disent les Gorilla girls, le premier avantage à être une femme artiste, c'est de pouvoir travailler "en-dehors de la pression du succès"... :-)

Plus d'infos sur les Guerilla Girls sur www.guerillagirls.com ! Et une vidéo pouët-pouët (la musique est un peu, euh...) in english dans le texte (il n'y a qu'aux Etats-Unis que Rosa ait vraiment eu du succès - il n'y a que là-bas aussi que les Guerilla Girls font des conférences universitaires sur la place des femmes dans l'Art... CQFD)

Retour sur investissement

De retour de mes pérégrinations du mois de mars, un petit bilan :
  1. La Sarthe, d'abord : qui s'est efforcée d'être fidèle à la description que j'en fais dans Bonheur Fantôme en m'offrant dans le désordre, de la pluie, du grésil et des couchers de soleil printaniers à tomber par terre. Et où j'ai rencontré Elise Fontenaille ("de chez Grasset", et au Rouergue), dont le sourire et les échanges ont égayé mon arrivée au Mans (sous la pluie, donc). Special dédicace à Chantal, l'organisatrice des toutes ces rencontres, au petit soin pour ses auteurs !
  2. Les classes du Mans (Maroc-Huchepie), de La Ferté-Bernard, d'Ecommoy et de Mayet, où j'ai rencontré des profs et des élèves enthousiastes et bosseurs, qui m'avaient parfois réservé quelques (belles) surprises et qui, toutes, se sont montrées attentives et curieuses. Merci à la doc' de choc, Mme Lagarde, qui a célébré le Printemps des poètes "couleur femme" à sa façon, en écrivant des poèmes juste pour moi ! Mention spéciale pour quelques échanges malicieux et complices, à La Ferté-Bernard et à Ecommoy, surtout... (Special dédicace à l'incollable mythologiste de 4ème A, à La Ferté, et à Luis-la-malice, à Ecommoy...)
  3. En Normandie, à Vernon, Gasny et Pacy-sur-Eure j'ai rencontré des classes, bien sûr, mais aussi une fan de Victor Hugo et une autre de Rosa Bonheur... L'une est prof, l'autre est libraire, et nous aurions pu parler des heures de nos passions communes. Sans parler des pétillantes bibliothécaires de choc qui m'ont accueillie et dont la compagnie n'engendre pas la mélancolie ! Special dédicace, donc, à elles, Cathy et Mélissa.
  4. À Paris, enfin, au Salon du livre, où j'ai eu l'honneur insigne de dédicacer à côté de Claudie Gallay (dur, dur...). Et pas loin, sur le stand du Dilettante, il y avait... Anna Gavalda. Bon. Voilà. Merci aux 5 personnes qui sont venues me voir ! :-) Et special dédicace à Jean-Philippe Blondel, qui est passé papoter avec moi histoire d'éclairer de ses éclats de rire communicatifs le stand d'Actes Sud (qui s'apprêtait à recevoir Paul Auster !)

A Pariiiiiiiiiis

Rendez-vous au :
Salon de livre de Paris,
porte de Versailles
stand du Rouergue
10h - 12h30

Le salon du livre de paris fête des 30 ans avec 30 auteurs invités d'honneur (dont Paul Auster et Imre Kertesz !!!). On peut consulter ici le Hors-série 30 ans numérisé.

Le Prix Goncourt du quartier

Ci-dessous, article paru dans SEIZE, le magazine du... 16ème arrondissement de Paris.
Lequel quartier, je n'ai jamais habité.
Où l'on apprend que mon livre reçoit le Prix Goncourt de quartier !

Bonheur dans les Yvelines


Aux alentours de la 18ème minute d'émission, une libraire défend Bonheur Fantôme, sélectionné pour le Prix du 1er roman à Chatou, et en parle avec chaleur et gourmandise.

Un cimetière où tout chuchote

"Anne Percin fait parler son héros dans un cimetière où tout chuchote."

Très très belle phrase finale d'une critique lue à l'instant sur le site du Prix littéraire des Grandes Ecoles, à propos de Bonheur Fantôme, qui y fut sélectionné en novembre.
On la doit à un jeune étudiant de l'ENS-Ulm, prénommé... Raphaël. Mais oui mais oui.
On y trouve aussi la critique de Juliana, elle-même élève de la même grande école. Que les "littéraires" de ce jeune jury aient signé les plus belles critiques sur mon roman me ravit au-delà de toute expression.
Que penser en effet de ces propos, qui résument à merveille de mien ? "Bonheur fantôme est une méditation plus qu'un récit, un roman de la contemplation et de l'attente, entre espoir et renoncement. C'est surtout un poème, émaillé de phrases aux mouvements eurythmiques. Le roman nous entraîne dans des moments de solitude vertigineux comme des trous noirs mais est inversement capable de s'élargir à toutes les existences (...) dans une sympathie qui va
jusqu'à la compassion pour les troupeaux menés vers l'abattoir, par les matins bruineux de la Sarthe.
L'intensité du roman provient de l'alternance entre les très longues périodes d'abnégation et de recueillement, parfois assez pesantes par leur saturation en idées noires, et les très courts instants heureux jusqu'à l'ineffable, où le jeune homme, ainsi que le lecteur sont rédimés pour toutes les heures sombres passées.
"

© photo : tombe de Rosa Bonheur, et de Nathalie Micas - cimetière du Père Lachaise, Paris L'amitié est une affection divine
Merci à Iz pour la photo, et à elle et Suz d'avoir cherché avec moi cette tombe qui, soit dit en passant, ne se trouve pas dans le carré 71 mais 72 du Père Lachaise, contrairement à ce qui ce qui est indiqué sur les plans, et au cas où ça intéresserait quelqu'un !
Cet entretien est paru pour la première fois sur le (très bon) site d'In Cold Blog, en octobre 2009. Je la reproduis ici en zappant l'introduction que mon exégète avait rédigée, ainsi que ses excellentes notes et addendas. Et en le remerciant.

« Pierre, c’est une partie de moi qui ne verra le jour qu’en littérature, une forme d’exorcisme, un masque vaudou. »



“Pourquoi dans Bonheur fantôme, avoir repris le narrateur de Point de côté ? Aviez-vous le sentiment de ne pas être allée jusque là où vous le souhaitiez avec lui ? Est-ce parce que, au départ, vous destiniez Point de côté à la littérature “pour adultes” ?”

C’est surtout, je crois, parce que je n’arrive pas à m’en débarrasser ! C’est un personnage qui est né il y a longtemps. Je l’ai imaginé quand j’avais 17 ans, nous avions alors le même âge…
Je le reprends de temps en temps, il fait parfois des incursions discrètes dans d’autres histoires… et même dans les histoires des autres. L’écrivain et comédien Thomas Gornet, qui est un ami, a glissé sa silhouette dans son dernier roman jeunesse…
Mais il est vrai qu’au départ, je destinais Point de Côté à un public adulte. J’ai même tenté ma chance avec ce récit en littérature générale, avant de me dire que, peut-être, le jeune âge de son héros et le rythme nerveux du récit conviendraient davantage à la littérature pour ados. C’était le cas, semble-t-il, puisque le livre a été accepté très vite par les éditions Thierry Magnier. 



“Dans vos deux premiers romans (en littérature jeunesse, puis adulte) votre personnage principal est homosexuel. Pourquoi ? Est-ce par souci de dramatisation ?”

À cette question, j’ai l’habitude de répondre : pourquoi pas ? Pourquoi ne serait-il pas homosexuel ? M’aurait-on posé la question s’il était hétéro ? Qu’est-ce que cela apporte qu’il le soit ? En quoi est-ce important ? Je vous dirai honnêtement que je n’ai pas choisi avec Pierre un personnage homosexuel. 
Pour moi, ça ne change rien, ça n’apporte rien, ce n’est même pas un choix – en tous cas, cela ne relève pas d’un procédé de “dramatisation”. J’ai peine à concevoir que l’homosexualité puisse être un motif littéraire, un sujet de discussion, une problématique, comme on dit. C’est même une idée qui m’horripile. Quand j’entends dire que certains de mes livres “parlent de l’homosexualité’, je bondis. Qu’est-ce que j’ai à dire sur l’homosexualité ? Je me crois mal placée pour en parler, je suis illégitime. Je n’ai pas de revendication personnelle à faire passer. 



“Où le personnage de Pierre puise-t-il donc son origine ?”

À l’époque où ce personnage est né dans mon imagination, c’est-à-dire il y a plus de vingt ans (!), je le voyais comme mon double en garçon. Il y a d’ailleurs dans Point de Côté et Bonheur Fantôme tout un travail sur le reflet, la gémellité, l’inversion homme/femme. À l’époque, c’est plutôt cela qui m’intéressait, travailler sur ce que ce personnage pouvait exprimer et que je ne pouvais pas, et qui était en rapport avec le deuil, l’isolement, la souffrance… C’était de l’ordre de la métaphore, car je n’ai pas vécu ce qu’il a vécu. Il y a eu une transposition.
Par contre, en ce qui concerne les rapports amoureux, je butais vraiment sur cet obstacle : je n’arrivais pas à l’imaginer amoureux d’une femme. J’avais beau essayer, ça ne me paraissait pas naturel. Sans doute parce que moi, j’étais derrière. C’était plus facile pour moi de décrire les sentiments d’un homme qui aime les hommes, que d’un homme qui aime les femmes. Comme vous voyez, c’est donc d’une pensée hétéro que peut naître un personnage homo ! 



“Page 34, vous faites dire à Pierre : « (…) la société craint d’être dérangée. (…) Elle aime la tranquillité. Voilà le secret. La société est un chœur. Certains sont heureux dans l’unisson, d’autres chantent en canon, d’autres ont leur petite chanson. On peut chanter faux, on peut chanter mal, on peut chanter à contretemps. On dérange seulement quand on chante trop fort. »

Il se trouve que certains de mes personnages sont homos, comme ils pourraient faire de la boxe thaï ou avoir les cheveux blonds. Ils le sont, non par choix, mais par nature et par goût. Ils ne le vivent pas dans la douleur, mais parfois ressentent plus ou moins fortement la pression sociale. Une façon de montrer que pour moi, l’homosexualité n’est pas un “problème”. C’est l’homophobie qui en est un.
Jamais dans un de mes livres je n’ai écrit les mots homosexuel, homosexualité. C’est un choix stratégique, militant. Pour moi, dès lors qu’on peut -et qu’on veut- mettre un mot sur une donnée humaine, on crée les bases d’une possible discrimination. Avec le mot, viennent les stéréotypes. Untel est homosexuel, je peux le pointer du doigt, je peux mettre un nom sur ce truc qui me dérange, j’ai pris un mouchoir et je l’ai enveloppé dedans, je peux maintenant l’observer de loin avec mes pincettes, le juger et le rejeter. C’est propre. C’est emballé. Hygiénique. Pouvoir caractériser publiquement quelque chose qui relève entièrement et uniquement de la vie privée, ça me gêne. Je suis farouchement contre tout étiquetage, fût-il “approprié”, éthiquement conforme ou politiquement correct. 



“Pierre est originaire de Strasbourg, comme vous. Il a quitté la ville pour vivre à la campagne, comme vous. Conduisez-vous une Dyane ?”

Non, mais la Dyane est un clin d’œil au personnage central de mon précédent roman (N’importe où hors de ce monde, Oskar, 2009), dans lequel Pierre et Raphaël faisaient une courte apparition ! J’aime bien tisser des liens entre tous mes romans. Ça n’amuse que moi, sans doute… 



“Plus sérieusement, en quoi est-il proche de vous ?”

Bonheur Fantôme s’inspire d’un tas de petites choses vécues. D’abord, de l’expérience d’une séparation volontaire avec l’homme que j’aime. Un isolement rural d’un an, vécu comme une retraite intérieure. De mon amour profond de la nature, des animaux et des campagnes, surtout les moins touristiques. Les personnages croisés par Pierre, les bêtes, la figure de l’amoureux… beaucoup de choses viennent de ma réalité, mais passent par le filtre de l’imagination. Le roman est une machine à transformer le réel.
Pierre, c’est aussi une partie de moi qui ne verra jamais le jour autrement qu’en littérature. Sa peur de l’abandon, sa colère contre le monde entier, son côté asocial et dépressif… Il les exprime pour moi. Il les pose devant tous. L’existence de Pierre est une forme d’exorcisme. Un masque vaudou. 




“Mouloudji, Noir Désir, Souchon, Satie, entre autres. La musique, sous ses formes les plus éclectiques, tient une part importante dans le roman. Il semblerait d’ailleurs que ce soit aussi le cas dans vos autres romans. Dans votre quotidien, la musique vous est-elle aussi vitale que l’écriture ?”“Êtes-vous musicienne ou “simple” mélomane ? Comme Jean-Philippe Blondel, avez-vous pour chacun de vos romans une chanson totem, que vous vous passez en boucle pendant que vous écrivez ?”

Je ne suis absolument pas musicienne et je ne suis pas sûre d’être mélomane. Ma formation est plutôt désordonnée et me vient de l’enfance. Dans ma famille, on écoutait beaucoup de choses.
J’écoute de la musique sans cesse et de façon en effet très éclectique – une façon élégante de dire que c’est un joyeux fourre-tout ! J’en ai énormément besoin quand j’écris, pour me soutenir dans une inspiration initiale. En effet, c’est souvent d’une musique ou d’une chanson que me sont venues des émotions à l’origine du roman.
La musique capte l’émotion, l’emprisonne. Il suffit de la réécouter pour que l’émotion, aussi complexe soit-elle, revienne. Parfois elle traduit la personnalité et les goûts de mes personnages. Par conséquent, à chaque roman, je me fais une play-list. Celle de Bonheur Fantôme est monstrueuse [1]! Évidemment, la chanson de Mouloudji, Fantôme de Bonheur en était la chanson fétiche, comme aurait dit Blondel. 




“A l’image de Pierre, Rosa Bonheur est-elle une artiste que vous chérissez ou avez-vous appris à la connaître à l’occasion de l’écriture du roman ?”

A propos de Rosa Bonheur, je dirais comme Pierre : “« Je n’ai pas d’autre raison de l’aimer que l’illusion que j’ai de la comprendre »”. J’ai fait sa connaissance d’une façon assez comparable à celle que décrit Pierre : au musée d’Orsay, d’abord. Je ne savais rien d’elle. J’habitais alors Paris et j’étais en pleine crise de nostalgie rurale. Je suis retournée au musée plusieurs fois, juste pour voir ses charolaises du pâturage nivernais ! (Maintenant que je vis dans entre le Charolais et la Nièvre, je les ai sous les yeux en vrai tout le temps…) J’ai alors commencé à réunir des documents, je voulais écrire sa biographie. C’était en 2003. Ensuite, j’ai déménagé en Bourgogne et j’ai abandonné le projet. 
C’est lorsque j’ai eu envie, en 2008, de reprendre le personnage de Pierre, que la proximité avec cette artiste m’est apparue. J’ai eu envie de mêler la biographie au roman, exercice difficile car il ne fallait pas que la première prenne le pas sur le second. 




“Et Simone Weil ?”

En ce qui concerne Simone Weil, c’est plus extérieur à moi. Je cherchais des références de lectures sur la philosophie morale, domaine d’étude de Pierre à la fac. Je suis tombée sur des extraits de La Pesanteur et la grâce. Je me suis dit : c’est elle. Elle avait tout pour plaire à mon personnage, alors je me suis intéressée à sa pensée. Pour moi, elle incarne la force absolue de l’intelligence, la volonté et l’exigence, en même temps qu’une infinie détresse affective. Très différente de Rosa Bonheur, qui était une force de la nature pétrie de sentimentalisme ! 




“Présent physiquement seulement par intermittences, R. est un personnage charismatique et mystérieux, dont l’ombre plane à tout moment dans le roman. Ce personnage incarne-t-il pour vous l’idéal masculin ?”

Sans doute… Il résulte d’une forme d’agglomération, de concrétion de plusieurs hommes qui ont marqué ma vie, des figures amoureuses, mais aussi fraternelles, paternelles… Je lui ai prêté des traits de caractère, une origine et des goûts qui font sens pour moi, comme la photographie, le piano, la moto, son rapport au judaïsme ou à la famille… Peut-être avec le risque de rendre le personnage un peu “surchargé”, je ne sais pas. Mais ce qui le sauve - j’espère - de la caricature de l’Homme idéal, c’est justement tout ce qu’on ignore de lui.
Dans Bonheur Fantôme, on ne l’envisage que d’un seul point de vue, celui de Pierre. Et donc, on le voit avec les yeux de l’amour. Il est présent en creux, par son absence, un peu comme sur le négatif d’une photo. J’aime bien l’idée qu’il continue à échapper au lecteur. Il a ses secrets, ses défauts, qu’on peut chercher à deviner, à explorer. Laisser des zones d’ombre, c’est ce qui contribue aussi à rendre les personnages romanesques vivants. 


“Pourquoi ne nommer Raphaël que par son initiale ?”

Dès les premières lignes manuscrites, au moment de démarrer le projet, je n’arrivais pas à écrire le nom de Raphaël en entier. Comme si c’était trop dire. Comme si l’initiale suffisait. Il y a quelque chose de religieux dans ce procédé. Quelque chose qui rappelle la tradition hébraïque, qui ne prononce pas le nom de Dieu. On peut l’écrire, mais on ne le lit pas à voix haute. On le remplace par un mot qui veut dire “le nom”. Il y a une référence très explicite dans le roman, quand Pierre souligne que cette lettre est devenue “« aussi sacrée à ses yeux que le chrisme ou le tétragramme »”.
L’effacement du nom est aussi une façon de signaler l’effacement de la personne, dont il ne reste que l’initiale. Le R. du roman, à la fois très présent et très elliptique, devient comme un fantôme de mot. Ça fait très “fan de Borgès”, ce que je dis… Mais je suis convaincue que c’est quelque chose que tout le monde fait. On grave les initiales de l’amoureux(se) sur l’écorce des arbres, on maintient la présence de l’absent en écrivant son nom, ou alors on le fait disparaître en évitant de le nommer… 




Bonheur fantôme est présenté comme votre premier roman, alors que vous aviez précédemment déjà publié six romans pour la jeunesse, (ce qui m’apparait comme symptomatique d’une certaine déconsidération pour les auteurs de littérature jeunesse). Personnellement, considérez-vous réellement Bonheur fantôme comme votre “premier” roman ?”

Non, bien sûr – sauf si l’on précise qu’il est mon premier en littérature générale. Mais, même dans ce cas, les frontières entre la littérature pour ados que j’écris et celle pour adultes me paraissent très minces. Certains de mes romans estampillés “jeunesse”, comme Point de Côté, L’Âge d’ange ou Servais des Collines sont vraiment entre les deux. Et puisque Bonheur Fantôme donne la parole au narrateur de mon premier roman jeunesse, j’ai l’impression de créer dans la continuité, pas dans la rupture. 




“D’ailleurs, pour Bonheur fantôme, votre façon d’écrire a-t-elle été différente de celle de vos autres livres ?”

Elle était différente, oui, mais dans la forme plus que dans le fond. D’abord, je ne me suis imposé aucune contrainte de longueur, ce qui est le cas en jeunesse. J’ai eu l’impression par conséquent de pouvoir y déployer des réflexions plus développées que dans un roman jeunesse. 
De même, j’évite souvent les références culturelles un peu ardues qui n’évoqueraient rien pour un jeune lecteur. Là, je me suis lâchée ! Il y a un petit jeu autour des citations, des connivences littéraires, une façon de créer un lien avec de grandes figures qui sont mes maîtres ou ceux de Pierre (George Sand, Thoreau, T.S Eliot, Virginia Woolf…).
Enfin, il est évident que dans la littérature jeunesse il existe toujours une forme de censure vis à vis de la sexualité, principalement parce que celle-ci tombe sous le coup de la loi de 1949 interdisant la publication d’œuvres à caractère licencieux. Certains éditeurs sont plus transgressifs et n’hésitent pas à proposer des romans au “contenu explicite”, comme on dit pour les paroles de chansons. Quoi qu’il en soit, j’aurais sûrement évité certaines scènes du roman s’il était destiné à un public adolescent. À tort ou raison, je ne sais pas… C’est ce que j’ai fait quand Point de Côté a été accepté chez Thierry Magnier. Sans qu’on me le demande, j’ai supprimé une scène entre Pierre et Raphaël (déjà !) qui s’est trouvée remplacée par une autre au caractère érotique assez évident, bien que masqué… et dont je me demande, finalement, si elle n’est pas plus dérangeante ! 




“Commencer par écrire pour la jeunesse était-il un choix au départ ?”

Oui, mais un choix contraint, comme je l’ai expliqué au sujet de Point de Côté qui avait été refusé en “adulte”. J’ai vu que j’avais peut-être une place à prendre, mais aussi un message à exprimer. Et peut-être même, une vraie légitimité dans l’édition jeunesse. Je dis cela, parce que beaucoup d’auteurs jeunesse que j’ai rencontrés sont les adultes les plus “ados” que je connaisse ! Il faut avoir gardé en soi, très profondément, quelque chose de cet âge-là, pour pouvoir écrire pour eux sans mentir, sans tricher. 



“Votre prochain livre sera-t-il destiné à la jeunesse ?”

Oui, il le sera. C’est un roman qui va sortir en janvier 2010 aux éditions du Rouergue et qui a pour titre À quoi servent les clowns ? Il se passe de nos jours, dans la région de Saint-Dizier, en Moselle, dans une caravane au bord de la nationale 4. Une petite fille de sept ans vit là après l’incendie de son immeuble, avec sa mère et sa grande sœur, et voit débarquer un cirque qui s’installe pour quelques jours. Un vrai cirque avec des chevaux, des tigres et… un garçon de dix ans un peu maladroit qui va faire une monumentale bêtise. Une bêtise qui pourrait bien tourner au drame… C’est la première fois que j’ai de si jeunes personnages et pourtant, encore une fois, ce n’est pas pour moi un roman strictement “pour enfants”.
D’autres projets sont sur le feu : des nouvelles, un roman pour ados, un roman adulte… Pierre Mouron devrait me laisser tranquille un petit moment ! 



Crédit photo : © John Foley / Opale / Éditions du Rouergue

Bonheur fantôme, d’Anne PercinLe Rouergue - Collection La Brune (2009) - 220 pages


Camarades Bourgeois, à vos livres !

La médiathèque de Bourges propose une rencontre publique autour de Bonheur Fantôme, le samedi 12 décembre, en lecture croisée avec le roman de Marie-Hélène Lafon, L'Annonce.
Je n'y serai pas mais serai ravie d'apprendre ce qu'on y a dit...
Amis lecteurs de Bourges, n'hésitez plus !

Ô Toulouse !

Petit souvenir de la ville rose, à peine aperçue vendredi 27 novembre, lors de mon passage éclair dans le Languedoc pour des rencontres publiques autour de Bonheur Fantôme.
J'ai été (très bien) accueillie d'abord à la Librairie L'autre rive, à Toulouse, puis le lendemain 28 novembre, dans la jolie librairie Mots & Cie, à Carcassonne.

Un accueil tout en chaleur et en confidences, des rencontres délicates et précieuses, du cousu main pour mon petit bonhomme de livre...
"Un petit bijou de délicatesse"