Un cimetière où tout chuchote

"Anne Percin fait parler son héros dans un cimetière où tout chuchote."

Très très belle phrase finale d'une critique lue à l'instant sur le site du Prix littéraire des Grandes Ecoles, à propos de Bonheur Fantôme, qui y fut sélectionné en novembre.
On la doit à un jeune étudiant de l'ENS-Ulm, prénommé... Raphaël. Mais oui mais oui.
On y trouve aussi la critique de Juliana, elle-même élève de la même grande école. Que les "littéraires" de ce jeune jury aient signé les plus belles critiques sur mon roman me ravit au-delà de toute expression.
Que penser en effet de ces propos, qui résument à merveille de mien ? "Bonheur fantôme est une méditation plus qu'un récit, un roman de la contemplation et de l'attente, entre espoir et renoncement. C'est surtout un poème, émaillé de phrases aux mouvements eurythmiques. Le roman nous entraîne dans des moments de solitude vertigineux comme des trous noirs mais est inversement capable de s'élargir à toutes les existences (...) dans une sympathie qui va
jusqu'à la compassion pour les troupeaux menés vers l'abattoir, par les matins bruineux de la Sarthe.
L'intensité du roman provient de l'alternance entre les très longues périodes d'abnégation et de recueillement, parfois assez pesantes par leur saturation en idées noires, et les très courts instants heureux jusqu'à l'ineffable, où le jeune homme, ainsi que le lecteur sont rédimés pour toutes les heures sombres passées.
"

© photo : tombe de Rosa Bonheur, et de Nathalie Micas - cimetière du Père Lachaise, Paris L'amitié est une affection divine
Merci à Iz pour la photo, et à elle et Suz d'avoir cherché avec moi cette tombe qui, soit dit en passant, ne se trouve pas dans le carré 71 mais 72 du Père Lachaise, contrairement à ce qui ce qui est indiqué sur les plans, et au cas où ça intéresserait quelqu'un !

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