Biographie



Je suis née en 1970 à Epinal dans les Vosges, mais c'est en Alsace que j'ai grandi. Plus précisément à Strasbourg, quartier Neudorf, où j'ai vécu jusqu'en 1996. J'ai fait mes classes au collège Louise Weiss, puis au lycée Jean Monnet (bac économie) et enfin à l'Université de sciences humaines de Strasbourg. J'y étudie les Lettres modernes avec une"spécialisation", en Maîtrise (ou master, comme on dit maintenant en franglais), en Littérature comparée et Lettres & philosophie.
Le sujet de mon mémoire de maîtrise ? "L'Utopie dadaïste" : le lien entre les utopies du XVIème siècle et le mouvement Dada en 1916. 
("Et il y a des gens que ça intéresse ?" comme dirait Bacri dans On connaît la chanson)...

À gauche, là c'est moi à 17 ans, quand je commence à me dire "je serai écrivain quand je serai grande mais je n'en parle à personne parce que ça fait la fille qui se la pète". En attendant j'ai une tête de hamster jovial et je suis fan des Smiths et du group The Cure (ça se voit un peu au niveau des cheveux). Bref.
En 1995 je décroche un concours de l'Education Nationale. Je publie aussi quelques textes dans une revue étudiante Cité Campus, dans laquelle un jeune écrivain aux cheveux longs (et accessoirement bassiste dans un groupe de cold-wave), tient une chronique régulière et décalée. J'ai l'impression d'être Yoko Ono qui vient de rencontrer John Lennon...
Ensemble, nous quittons Strasbourg pour Paris, 10ème arrondissement, afin d'aller dispenser mon savoir au-delà de la zone 5 du RER...  En 1996, je publie quelques poèmes dans une anthologie qui paraît sous la direction de Jacques Charpentreau, à La Maison de Poésie. Je suis "un(e) poète de demain", paraît-il. Chic alors.

En 1998, 1ere crise de campagnite aiguë : je plaque la vie parisienne pour vivre dans un château perdu dans la cambrousse de l'Oise. Là, je rédige des préfaces à des romans d'Emile Zola, ma nouvelle marotte. J'enseigne encore.

2ème crise de campagnite en 2003 : Un enfant est né, une merveille de petite fille.  Nous mettons le cap en famille sur la France profonde, la vraie, la pure et dure, celle qu'on ne connaît pas avant d'y avoir mis les pieds. Ce sera la Bourgogne, parce que les vignobles la font ressembler à l'Alsace (et le Morvan, aux Vosges), un peu aussi parce que Colette y est née...
J'enseigne toujours.
Je prends le temps de mettre de l'ordre dans mes écrits. Il était temps. J'ai entre autres cinq cahiers à spirale qui contiennent une sorte de journal intime fictionnel écrit à 17 ans (l'âge où j'ai l'air d'un hamster gothique, vous savez?). Je décide d'en faire un roman... ce sera Point de Côté, envoyé en 2005 aux éditeurs, qui n'en veulent point.


Mon narrateur, Pierre Mouron, a dix-sept ans. Je m'interroge : et si ça faisait un roman pour ados ? je ne connais rien à l'édition jeunesse. J'envoie donc à cinq éditeurs, qui refusent. Certains se disent "gênés" par "toute cette noirceur". J'envoie le texte chez Thierry Magnier, parce qu'ils n'ont pas l'air d'être du genre à être gênés par quoi que ce soit. Et là, quinze ajours après l'envoi, le coup de fil...
(Le coup de fil de l'éditeur, c'est une sorte de légende urbaine, un mythe, presque. Demander à un auteur s'il s'en souvient, c'est un peu comme demander "que faisiez-vous le 11 septembre 2001 ?" : chacun en a un souvenir très vif. Moi par exemple, j'étais en train de faire cuire du chou-fleur.)


Quand Point de Côté paraît, je suis en train d'écrire un roman historique : depuis un an, je suis plongée dans la Renaissance française, période 1530-1540.
Puisque l'éditon jeunesse me sourit, sourions-lui, me dis-je in petto. Je propose donc Servais des Collines, un aventurier de la Renaissance aux jeunes éditions Oskar, qui le publient en 2007.
C'est à L'Ecole des Loisirs que je confie L'Age d'ange (refusé chez d'autres éditeurs, soit dit en passant).
Et ainsi de suite... (voir bibliographie) Je passe d'un sujet à l'autre, d'une époque à l'autre, d'un genre à l'autre et aussi (mais pas toujours par choix !) d'un éditeur à l'autre.
Mais depuis la parution de Bonheur Fantôme, mon pemier roman "adulte", en 2009, je suis fidèle au Rouergue où je me sens comme un petit poisson dans un très beau bocal (vous savez, le genre plein de plantes d'aquarium, de coffres de pirate miniature…).

Après des annés de vie campagnarde je m'apprête à retrouver la vie citadine, en solo désormais mais avec mes tonnes de cahiers, journaux, et brouillons de romans sous le bras... J'aime toujours The Smiths et Cure. Certaines choses ne changent pas.