Thionville forever


Aux rencontres "Enlivrez-vous en mai" de Thionville, qui se sont déroulées le vendredi 15 mai dernier, les cinq auteurs invités ont eu le privilège unique de pouvoir "entrer dans l'univers de leur roman" !
Cela grâce aux élèves de 3ème du Club architecture du collège François Truffaut d’Hettange-Grande, encadrés par leur professeur d’arts plastiques Mme Donati , qui avaient réalisé pour chacun des 5 livres une belle mise en espace, exposée dans le noir et en musique dans la grande salle du Beffroi de Thionville.
Les espaces consacrés à Bienvenue à Goma (Isabelle Collombat), La grande môme (Jérôme Leroy) et La fille du papillon (Anne Mulpas) pouvaient accueillir des rencontres publiques. Le premier évoquait à la fois un labo-photo et une case à palabres africaines. Poignant et sombre, comme le livre ! J-P Blondel a eu droit évidemment, pour Un endroit pour vivre, à un court-métrage. What else ?
Pour L'Âge d'ange, c'était plutôt une installation (chic ! moi qui adore l'art contemporain) sur le mode symbolique, et accompagnée d'une bande-son (mots chuchotés ou criés accompagnés d'un piano tantôt mélancolique, tantôt frappant - j'ai appris ensuite que la pianiste n'était autre que la prof de musique des élèves !) Sur la petite estrade dévolue au roman, fusion et heurts, violence et tendresse étaient représentés par un jeu complexe de mises en tension : cordes noires sur fond d'ailes veloutées, déchirures, tentatives pathétiques de fixer l'éphémère (la farine emprisonnée dans le plastique !), la trace infime et indélébile pourtant, des moindres petites souvenirs que l'on garde de l'autre, quand il a disparu... (les bouts de nappe à carreaux !). J'aurais pu passer des heures à tout détailler. J'attends des photos pour avoir le loisir de le faire...

Des photos, nos jeunes artistes lorrains ont eu l'idée géniale d'en faire de la façon la plus sympa qui soit : avec un Polaroïd ! Chacun s'est prêté de bonne grâce à cet exercice de style, pour se trouver punaisé in fine, comme des papillons, sur le "mur des lamentations" : un souvenir vivant des rencontres, plein de dédicaces, messages secrets et mots doux...
Un pur régal.
(Merci à Isabelle Collombat pour ses photos !)

3 commentaires:

  1. Alors, le Luxembourg, c'était bien? Et pourquoi ils t'ont envoyé des photos et pazamouah? C'est parce que je suis Noir, c'est ça, hein?

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  2. Tu veux dire : c'est parce que t'es rouge ? (Ça se devine pas forcément à ton costume croisé, ou aux pop-up publicitaires sur ton blog, hin hin :-)
    Non, mais en fait "ils" ne m'ont pas envoyé de photos : c'est Isabelle qui en a pris, parce qu'elle est très pro, et je l'ai suppliée de m'en envoyer.
    Et sinon le Luxembourg sous la pluie c'était formidable, une bière et une clope, sur le Pont Adolphe, en solo avec des bribes de roman qui reviennent : magique.

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  3. Ce n'est pas un costume croisé, un costume croisé, ça fait véherrepé.
    Tant mieux pour le Luxembourg et à bientôt j'espère.

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