Et moi, j'ai reçu des chocolats et plein d'autres belles choses qui récompensent, encouragent et adoucissent les mœurs...
Bien que ce soit le 9ème prix remporté par l'indétrônable Maxime, je ne joue pas les blasées, et suis au contraire très fière de celui-ci.
Il récompense en effet une œuvre faisant le lien entre les générations. Or, dans ma vie comme dans les romans je n'aime pas particulièrement les clivages, les segmentations, les étiquetages, et soutiens que les sentiments (amoureux, fraternels, amicaux) se passent aisément de ce genre de frontières...
Voici un petit mot écrit pour l'occasion :
Dans Comment devenir une rock star (ou pas) (3ème
tome des aventures de Maxime),
l’indéboulonnable, l’indestructible, l’indécrottable Mamie Lisette – qui a, rappelons-le,
survécu à un infarctus, mais a aussi repris le jardinage, la confiture et les
travaux manuels ! – se transforme inexorablement en guide spirituel,
tendance Maître Yoda dans La Guerre des
étoiles (vous savez, genre E.T. avec une robe de chambre et de grandes
oreilles ?)
Voilà qu’elle assène un jour à mon héros Maxime cette
belle phrase qu’elle a trouvée elle-même, cette belle phrase tricotée main, quoi :
« On ne
grandit pas tout seul ».
Évidemment, Maxime s’empresse de lui rire aux nez – vous
savez comment sont les ados – ce qui lui vaut une baffe, parce que Mamie
Lisette, c’est comme Maître Yoda, c’est un Jedi. Faut pas l’embêter.
Maxime finira même – vous savez comment sont les ados –
par lui piquer cette devise, l’enrichissant au passage : « On ne grandit pas tout seul, mais on n’a
besoin de personne pour vieillir ».
Quand j’ai appris que Comment (bien) rater ses vacances s’était vu décerner le prix Chronos, à peine remise de mon émotion légitime, c’est
cette pensée-là qui m’est venue.
Cette réflexion, née dans deux esprits si proches,
malgré les deux générations qui les séparent.
Il faut près de soi des amis sur qui compter, une
famille qui vous aime, des modèles et des contre-exemples, de quoi se rassurer
et de quoi s’opposer, aussi.
Mais pour vieillir, on n’a besoin de personne :
vieillir, ça se fait tout seul, quoi qu’on fasse, et parfois ça se fait très
vite, hélas. Sitôt qu’on arrête de s’ouvrir aux autres, de rire, de découvrir
des choses nouvelles.
La bonne nouvelle c’est que, quel que soit leur âge, ce
danger ne guette pas, généralement, les amateurs de lecture.
Dès l’enfance, on trouvera dans les livres des amis qui
vous feront grandir, modèles ou contre-exemples, héros complices ou adversaires
auprès de qui découvrir la vie.
Dans l’âge mûr, on continuera d’explorer des continents
nouveaux où l’on n’aurait jamais cru débarquer, on gardera un pied dans
l’enfance ou dans l’adolescence, on maintiendra le lien avec des réalités qu’on
ne voit plus, qu’on ne sent plus autour de soi… et qui nous manquent parfois.
Merci à tous tous les lecteurs qui ont
participé à l’aventure du prix Chronos, petits et grands, jeunes et moins
jeunes. Tous ceux qui ont accepté de faire un bout de chemin avec Maxime et
Mamie Lisette, qui se sont amusés à leurs côtés.
Tous ceux qui ont ri avec ce livre. Ceux qui ont peu
grandi aussi, pourquoi pas ? grâce à lui. Tous ceux qui n’ont pas vieilli,
parce que le rire est un excellent anti-rides.
Anne Percin © 2012




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RépondreSupprimer@Gwé : mais il EST en chocolat !! les lettres sont en chocolat noir sur des pavés de fondant praliné. Bon, depuis hier, il manque des lettres. C'est marqué : Pix crons
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