Note d'intention

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(à l'usage de l'élite et des biens nantis, comme dirait ce très très cher Desproges, dont le sarcasme bienfaisant me manque beaucoup en cette époque plate...)

Donc, voici l'heure venue où il faut défendre son livre.
À peine né, même pas encore introduit dans le monde, on se rend compte que certains romans ont besoin d'une notice explicative, d'un mode d'emploi. Je doute que Will Bowman en ait eu besoin quand il publia son désopilant A l'assaut du Khili-Khili (le trésor absolu de l'humour anglais), mais c'est qu'il n'avait pas eu besoin de le faire : il y avait, sous la bouffonnerie et l'absurde, sans doute un peu moins de critique sociale et d'allégories que ce que j'ai voulu y mettre. 
Un ami, il y a longtemps, à propos de mon tout premier roman, m'avait dit que je "chargeais trop la barque"... C'est sans doute un de mes défauts : vouloir trop en dire ou, à défaut, trop en sous-entendre. Glisser des "motifs dans le tapis", à la Henry James. Jouer avec le lecteur, jusqu'à le lasser, jusqu'à le perdre.
Si bien que j'ai désormais besoin de rédiger des "notes d'intention", comme en font les auteurs de spectacle vivant (comparaison flatteuse pour moi, car j'aimerais que la littérature soit un "spectacle vivant") ! 

Alors, hop, je m'y Koh-lanta... 


 Note d'intention 
Sous la vague, Anne Percin
© La Brune au Rouergue, août 2016

C'est un livre certainement très différent, dans la forme, de mes trois autres livres adultes, on peut le voir comme une variation autour du genre très codifié de la « comédie sociale ». On penche parfois vers la caricature, le trait est grossi, il y a de la bouffonnerie, de la farce, comme le veut le genre : il y a du Don Quichotte dans mon héros, et du Scapin dans son chauffeur Eddy ! L’aspect comique (qui surprendra moins mes lecteurs en jeunesse) est totalement assumé, avec un ton pince-sans-rire et sarcastique très inspiré par le roman humoristique anglais : mes références lorgnent du côté de PG Wodehouse (Jeeves), de Jérôme K Jérome (Trois hommes dans un bateau) ou d’Iris Murdoch (Le Prince Noir), qui font hurler de rire les Anglais mais laissent souvent perplexes nos compatriotes !

Mais il ne faudrait pas s’y tromper : son côté absurde, l’omniprésence des rêves, tire peu à peu le lecteur dans un monde flou, déstabilisant. On lorgne cette fois du côté du Japon (pays qui tient une place prépondérante dans l’histoire) et le livre peut évoquer Murakami bien sûr, mais aussi les anciens, Natsumê Soseki, Kenzaburô Oé… Mon idée était d’écrire un roman « entre deux eaux », un roman flottant, comme en état d’ébriété (ce n’est pas un hasard si ça se passe dans le cognac…), ou comme un rêve qu’il nous faudrait, au réveil, analyser. 
Mon anti-héros, d’un conformisme effarant, se trouve « coincé » (comme tous les animaux à qui il va venir en aide) et s’échappe : la comédie bien huilée se trouve alors parasitée, envahie, par l’onirisme et la poésie, traversée par des questionnements assez universels sur l’âge, la notion de normalité, la solitude ou encore, le rapport à la nature et à une certaine « sauvagerie », thèmes qui surprendront moins mes lecteurs…

Trop, c'est trop !

Je suis écrivain. Écrivaine. Auteur(e).
(Je me fous des -e parce que je me fous des genres.)
Aussi étonnant que cela puisse paraître à certains, cette activité consiste à écrire des livres.

Parfois, le job se complique. 
Il arrive que les livres aient besoin d'être défendus par leur auteur.
D'abord auprès d'un éditeur, lorsque celui-ci n'en veut pas, ensuite auprès des représentants de l'éditeur qui vont "vendre" le livre aux libraires. Tout cela, le public l'ignore, c'est la petite cuisine interne. Ensuite, le livre peut être défendu après sa sortie : sur des salons, dans des rencontres publiques en librairie ou en médiathèque. Cette fois, c'est le public (quand il y en a...) qu'il faut convaincre. De quoi ? Bah... Justement, l'auteur ne sait pas très bien. D'acheter son livre ? De le lire ? De l'aimer ? De ne pas le revendre sur eBay ? On ne sait pas trop, car le job, ici, pour n'importe quel auteur, même très moyennement parano, est plutôt vécu comme un pur exercice d'autodéfense...
Ce n'est pas toujours agréable. Ça prend du temps. 
Mais tout cela, pour moi, fait partie du cycle du livre. Un cycle relativement sain, dans la mesure où l'on se met quelquefois en danger, certes, mais qu'on est souvent protégé. On est entre soi, entre acteurs du livre. Bref. C'est l'histoire de la vie, le cycle éternel, comme on dit dans Le Roi Lion.

Et puis il y a un autre job.
Avec les années, il est devenu tellement important dans l'édition jeunesse, que les auteurs pourraient passer leur temps à ne plus faire que ça... D'ailleurs, c'est ce que certains font. Ils n'écrivent plus, ils vont parler de leurs livres. Certains le font par choix car ils sont doués pour ça, ou ils ont fait des formations d'animateurs en ateliers d'écriture, dautres par nécessité, parce que leurs livrent ne se publient plus et qu'il faut bien vivre, ma bonne dame. Nous entrerons dans la carrière quand nos aînés n'y seront plus, comme on dit dans La Marseillaise.
Ce job secondaire, et pour certains principal, c'est animateur de rencontres.
Et c'est un vrai travail. A part entière.

Le public est essentiellement scolaire mais il peut être municipal,  ou réuni par différentes instances culturelles qui vont du club de lecture à l'atelier théâtre, de l'association de quartier avec activité lecture+ pâte-à-modeler à la prestigieuse structure du genre Lyon's club ou Rotary.
M'enfin, soyons clair : le plus gros employeur, c'est l'Education Nationale. Pourquoi, me direz-vous ? Vu qu'elle n'a plus de sous pour embaucher des profs ? Mais elle en a(vait) quand même pour payer des auteurs, faut croire... (jusqu'à un certain point)
Moi qui suis à la fois prof et auteur, vous commencez à percevoir peut-être dans quel abime de perplexité ce genre de rencontres me plonge ? Je m'en suis déjà ouverte il y a quelques années, sur ce même blog : une interrogation à voix haute assez naïve qui m'a été maintes fois reprochée ! A tel point qu'il devient rare que je sois invitée quelque part sans qu'on me parle de "ce que j'ai dit sur mon blog à propos des rencontres scolaires". Il faut croire que j'ai vexé tout le monde...
Les naïfs à grande gueule dans mon genre vexent souvent.

A l'époque, mon souci principal était d'ordre éthique : comment se défausser d'une journée de son travail salarié devant des élèves, pour aller rencontrer d'autres élèves ? Etait-ce moral ? Etait-ce justifié ? De surcroît, la perspective (quand on vit seule avec un enfant, ce qui est mon cas) de laisser son enfant chez des amis, puis de faire huit heures de train pour aller rencontrer d'autres bambins, peut parfois ternir le plus bel enthousiasme. Quand on se retrouve seule dans un hôtel à dix heures du soir et qu'on a son môme au bout du fil qui vous dit "Pourquoi t'es pas là maman?", on se sent bête. Et triste.
Bon, on ne va pas se plaindre. C'est pas Germinal, merci on sait. D'ailleurs, une bibliothécaire du Mans qui tenait un blog a laissé ce commentaire sur le mien, en réponse : "Quand on est payé 200 euros pour une demi-journée de rencontres, on devrait s'estimer heureux d'être invité".

 Bref, prend l'oseille et tire-toi, comme on dit chez Woody Allen.

Moi qui suis une ridicule idéaliste, tant de pragmatisme m'avait d'abord profondément blessée, puis j'ai appris (comme tous les idéalistes) à mettre ma morale dans ma poche et mon mouchoir par-dessus, et à empocher l'argent, quand il y en avait. En 10 ans, j'ai fait de très nombreuses rencontres scolaires, et malgré deux ou trois épouvantables expériences, que je raconterai peut-être, je garde un souvenir agréable de la plupart (et un souvenir merveilleux d'une ou deux).
J'ai surtout croisé des collègues (profs et docs) formidables, dont la somme de travail et d'énergie mise en oeuvre pour préparer des projets était tout bonnement phénoménale, chose dont j'étais d'autant plus consciente que j'enseigne aussi. Ils avaient la foi de transmettre, chevillée au corps.
C'était beau à voir ! Je me suis sentie souvent flattée d'être si bien accueilie, par des personnes aussi dignes d'admiration (et je pèse mes mots).

Mais jamais, jamais, je ne me suis dit : "C'est ça, mon travail."
Ni même : "Ça fait partie de mon job". 

J'ai toujours eu le c.. entre deux chaises, ou pire, entre trois : ma moitié-prof était confortablement assise (car parler à des ados, les faire rire, les cadrer aussi quand ça déborde, les intéresser : je sais faire). Mais ma moitié-auteur était à la torture, de devoir répondre à des questions telles que "Pourquoi écrivez-vous ?", "Comment vous est venue l'idée de ce livre ?" ou "Quelle est la morale du livre ?". Autant de questions qui peuvent paraître pertinentes du point de vue d'un lecteur, mais qui le sont rarement pour un auteur. Je n'ai jamais refusé de répondre, pourtant. Quand j'étais découragée, je me souvenais de cette bibliothécaire du Mans. Je me disais : "Pour 200 euros, tu peux bien faire un effort".
Avale, me disais-je…, comme chantait Baschung dans Samuel Hall.

Et puis, là, récemment, je me suis dit : "C'est marre".
Pourquoi ? Parce que j'ai enchaîné pas mal de rencontres scolaires, et – je vais être tout à fait honnête, je l'ai fait pour des raisons financières. J'avais besoin de thunes, comme dirait, euh.. Booba. Je ne me drogue pas, je ne joue pas au casino, non, j'avais juste besoin de thunes, quoi. Ça arrive. Eh bien, comble de l'ironie : me voilà bien attrapée, car je n'ai pas été payée !
Pourquoi ? Bah, parce que l'Education Nationale n'a plus de sous (finalement). Du coup, elle joue les fourmis. Elle resserre les cordons de la bourse, elle fait la finaude : ses porte-flingues m'appellent régulièrement :
– Oui on a bien reçu votre contrat, votre devis, votre facture, mais il nous manque votre numéro d'AGESSA.
– Je n'en ai pas, je ne suis pas affiliée, je cotise pour ma retraite à l'EN.
– Votre numéro de SIRET, alors.
– Je ne suis pas auto-entrepreneur, je n'en ai pas.
– Dans ce cas il m'est impossible de vous payer.
Je remplis des formulaires, des dossiers, j'envoie des contrats. Et j'attends, des mois, parfois.
Et pendant ce temps, je n'écris pas.

Parce que, lorsqu'on travaille à mi-temps, qu'on organise des voyages scolaires, qu'on élève seule un enfant, qu'on fait des rencontres littéraires, eh bien il faut faire des choix et on n'a pas le temps pour tout. Mais comme me l'a dit un jour un libraire : "Tu sais, nos tables sont déjà pleines de livres, il ne faut pas trop écrire, et surtout il ne faut pas faire le livre de trop."
J'espère au moins éviter cet écueil ?
Mais bon... Le pire est toujours certain, comme dit la loi de Murphy.

Alors, que faire ?
Eh bien, peut-être faut-il réserver l'animation aux professionnels, après tout.
Il y a des auteurs-animateurs qui sont rompus à l'exercice et qui connaissent les subtilités de l'administration : eux méritent sans doute d'être payés, pas seulement parce qu'ils ont des numéros de SIREN, de SIRET et d'AGESSA, mais parce qu'ils ont du temps et de l'énergie à consacrer à cela.
Moi, je n'en ai plus.
Je voudrais vivre heureuse, et écrire.
Et c'est tout.

Orlando

Depuis ce 12 juin 2016, Orlando ne me rappelera plus seulement le titre d'un roman de Virginia Woolf, ni le prénom du frère de Dalida, mais une tuerie ciblée qui visait une fois de plus la communauté gay. 
Au-delà de la folie dangereuse d'un homme trop facilement armé, il y a un autre problème, un autre débat, ici même en France.  Sur les réseaux sociaux prolifèrent des messages homophobes, qui justifient a posteriori cette tuerie. 

Alors que, petit à petit, certains politiques font progresser leurs pays dans le respect des droits humains*, il y a un devoir, pour les représentants religieux, un devoir URGENT qu'ils ne semblent pas prêts à accomplir, et c'est cela qui me révolte le plus.
Ce ne sont certes pas les chefs religieux (et je mets ici dans le même sac TOUTES les religions !) qui arment les terroristes, mais ce sont eux qui leur fournissent les munitions et qui leur donnent une soi-disant "cause" à défendre. 

"Aimez-vous les uns les autres" : 
moi j'y croyais, quand j'étais enfant et que j'allais au cathéchisme.
J'y crois toujours.
Mais je m'aperçois qu'ils m'ont menti, ceux qui disaient cela, parce qu'eux-mêmesils n'y croyaient pas
et désormais je suis devenue farouchement anti-religieuse. 

La religion est un poison.
Les armes sont un fléau.
La xénophobie sous toutes ses formes (homophobie, sexisme, racisme, antisémitisme, islamophobie) est une menace pour l'humanité 
et tous ceux qui la prêchent portent cette responsabilité !


* mariage pour tous en France, aux USA, au Brésil...

Un clip animé "L'origine des religions" en anglais,
 et un film à voir absolument : "Agora" d'Alejandro Amenabar.

Back with Max

ou back in black, comme dirait AC/DC.

Bah voilà, après trois années d'éloignement volontaire, j'ai fini par craquer ... et j'ai rappelé Max.
Ou bien c'est lui qui est revenu, allez savoir. Disosn qu'il a toujours été là, pas loin, mais qu'il fallait le baillonner pour qu'il me laisse écrire. Ce qu'il a fait. J'ai donc produit Western Girl, Ma mère le crabe et moi, Les Singuliers et Sous la Vague. (wow - j'ai pas chômé)

Il a même rouvert sa page facebook : si vous voulez de ses nouvelles, c'est plus rapide de lui écrire là-bas directement plutôt qu'ici où je ne peux pas répondre aux commentaires, dieu sait pourquoi.
En plus il me boude.

https://www.facebook.com/maxime.mainard


vieux montage pourri réalisé en 2010 lors de l'écriture de "Comment (bien) rater..."


A vous Cognac

Plus de cinq ans après mon escapade charentaise relatée ici, j'ai enfin bouclé le roman farfelu et poétique que Cognac m'avait inspiré !

A ma grande joie, ce dernier sortira aux éditions du Rouergue, en septembre, dans la jolie collection La Brune.

Il y aura du rire, un tsunami, de la tendresse, des bêtes, des estampes japonaises, des conseils d'administration, des piquettes, du rap, et une Mercedes. Pas de raton-laveur, mais un Bambi.
Le titre ?

Bah... Le titre, vous savez, ce n'est pas ma spécialité ! Je vous le dirai dès que j'aurai trouvé ! (eh oui, chez moi les romans naissent parfois sans titre et sont baptisés ensuite !)


lancement d'Octobre Rose

Lundi 28 septembre, toute la journée, c'est le lancement de l'opération Octobre Rose qui vise à favoriser le dépistage et la communication autour du cancer du sein.
Des animations à Paris auront lieu ce jour-là -  mais rappelons que l'opération recense des milliers d'activités dans des centaines de lieux en France !
Parmi les activités proposées : le tatouage du crâne au henné, un vrai bijou...
Je serai en dédicace pour Ma mère, le crabe et moi de 17 à 18heures au Trocadéro.

Puis, la Tour Eiffel se parera de rose à partir de 20h20 !

Le crabe et nous



Aujourd'hui c'est la sortie de mon roman Ma mère, le crabe et moi, aux éditions du Rourgue, coll. Doado, 10 euros.

Un petit mot sur la genèse de ce roman et sa réédition aux éditions du Rouergue s'impose :
En 2013, le groupe Bayard presse me contacte et me demande si j'aimerais leur proposer un roman pour leur (excellente) revue Je Bouquine.
Ma fille étant abonnée à ce magazine que je feuillette souvent, connaissant la qualité et l'exigence de leurs publications romanesques, je décide de me lancer. D'autant que j'ai depuis longtemps un sujet
dans la tête : le cancer du sein, ses conséquences sur l'entourage. Pas très fun, me direz-vous.
C'est sans doute ce que pense l'éditrice de la collection chez Je Bouquine, qui malgré tout me dit "banco", confiante en ma capacité de transformer l'essai.

Dans mon entourage, depuis plusieurs années, il est beaucoup question de cancer du sein : des
amies, des collègues, sont touchées tour à tour, à des âges différents, avec des vécus différents : l'une allaitait encore son dernier fils lorsque la maladie l'a touchée, une autre vit seule avec ses deux ados et son mari vient de la quitter, l'autre prenait sa retraite de nounou après s'être occupée des enfants des autres et des siens pendant des années... Et là, PAF ! Le gros crabe déboule et grignote tout sur son
passage.

De douces mamans (ou mamies) parfois gentiment débordées, mes amies se sont muées en guerrières.
Chacune à sa façon a retroussé ses manches, endurci son regard et a lutté. La transformation psychologique qui s'opérait était bien plus violente et plus intéressante que celle que la chimio faisait
subir à leurs corps. J'ai assisté à des métamorphoses. C'était beau, c'était même drôle parfois.

Alors, je me suis lancée : j'ai imaginé Tania, 14 ans 1/2, l'âge de ma fille, vivant seule avec sa mère (tiens, comme ma fille) à la campagne (comme ma fille) au moment où celle-ci développe un cancer du sein. Je lui ai prêté l'humour caustique et la tendresse bourrue des ados que j'aime, depuis ma fille (donc) jusqu'à mes élèves ou à mes enfants de papier comme Maxime ou Elise...
J'ai souvent ri en écrivant, souvent pleuré aussi.

Tandis que le roman sortait chez Je Bouquine, une autre amie, artiste peintre, m'annonçait son cancer du sein. On était cernés. On nageait au milieu des crabes. Swimming with sharks.

Le roman est paru chez Je Bouquine, il a été un succès. Sur le blog dédié à la revue, les jeunes lecteurs et lectrices commentaient :  eux aussi avaient ri, pleuré. Eux aussi, leur maman... Leur mamy... Eux aussi, seuls avec un parent.. Eux aussi. Nous aussi, nous tous ensemble, nous tous. On était des guerriers.

L'accueil de Ma mère (son cancer) et moi (titre initial) m'a donné une grande idée, un grand espoir. J'ai voulu que le livre soit publié dans sa version longue, celle que j'avais écrite initialement, et qu'on puisse le trouver en librairie. J'ai voulu que mes droits d'auteur servent à soutenir "la cause"... Mais quelle cause, me direz-vous ? Celle du combat contre le cancer — combat qui n'est pas que médical, mais psychologique. J'ai choisi de m'adresser, pour la publication, à mon éditeur préféré, le Rouergue. Et pour "la cause", à l'association "Le cancer du sein parlons-en" plus connu sous le nom d'opération Octobre Rose ou Ruban Rose.
Après quelques mois de travail et diverses rencontres de mon éditrice, Sylvie Gracia, avec l'association, un partenariat a vu le jour. Le roman est désormais partenaire de cette nouvelle édition d'"Octobre Rose" et nous serons présents pour le lancement de la campagne de sensibilisation qui démarre le 28 septembre 2015.

Le livre est présent dès aujourd'hui dans les librairies et sur les sites marchands. 
Prêt à lire, prêt à rire : j'aimerais qu'il soit, pour toutes les Tania et leurs mamans-pirates, non pas un manuel de survie (car dans cette lutte contre le crabe, chacun développe ses propres techniques de combat), mais un vade-mecum, comme on disait autrefois. Un accompagnateur. Un « livre qu'on aime et qu'on porte souvent sur soi » d'après le dictionnaire de Furetière.

Quelques critiques sur des sites et blogs de lecteurs : 
Bob & Jean-Michel (blog)
La soupe de l'espace (librairie) 
Babelio (communauté de lecteurs)
Lirado (blog)
 Travailler moins pour lire plus (blog)





A paraitre prochainement

En automne, les feuilles tombent, les livres aussi.
J'ai été très sage cette année et j'ai peu consommé de papier.
Je trouve que j'ai une empriente écologique stable, somme toute.

Cependant je me dois de vous annoncer deux nouvelles publications :

- en septembre 2015, une nouvelle intitulée La Jument de personne paraitra dans un recueil, Mon cheval, mon espoir aux éditions Rageot, dont les ventes seront versées intégralement au profit de l'association Cheval Vie (dont l'objectif est de permettre l'usage thérapeutique de l'équitation pour les personnes handicapées ).
- en octobre 2015, le roman Ma mère, le crabe et moi (qui est une version amplifiée et améliorée du court roman paru en 2014 dans la revue Je Bouquine) paraitra aux éditions du Rouergue, à l'occasion de l'opération Octobre Rose qui lutte pour favoriser le dépistage du cancer du sein.

Ma rentrée littéraire sera donc éthique, à défaut d'être écologique.
Et cet été, promis... J'écris un roman "adulte". Ou deux.

Conte.. à régler

J'ai toujours bien aimé Charles Perrault. Il paraît qu'après avoir perdu sa femme, il a élevé seul ses enfants, ce qui force l'admiration, surtout à son époque (mais pas seulement). Et non content de leur faire du riz au lait, il leur écrivait des histoires édifiantes.
Je ne vous ferai pas de riz au lait, chers amis auteurs. Mais laissez-moi donc vous édifier... 
Voici mon conte. 
Il est en plusieurs parties. Si vous êtes sages, vous saurez la suite très vite ! 

et une petite vidéo de Guillaume Guéraud (mon acolyte au Rouergue) pour vous mettre dans l'ambiance

"L'histoire de l'éditeur César "
Vous tous chers petits écrivains,  
Qui ne publiez pas assez
Je ne vous le dis pas en vain :
Il convient d'être prudent
Et de ne pas vous précipiter !
Si vous voulez revoir vos textes
Et toucher vos petits DA
Regardez-y à deux fois, Cette histoire vous le prouvera assez...


Il était une fois un vieux cahier qui...
Non, il était une fois un livre.
Ah, non ! Zut, ce n'est pas ainsi qu'il convient de commencer un conte. Il faut un héros. Même incompétent, un héros est un héros, et nous en avons un sous la main. 
Recommençons, donc.

Il était une fois, un éditeur. 
Il s'appelait, euh, mettons... César. Comme la cérémonie des César, quoi. Sauf qu'il aurait préféré la version américaine. Un jour, peut-être, parviendrait-il à changer de nom. Mais à ses débuts, le petit César n'en était pas là. Que nenni ! 
A ses débuts, armé de son plus bel atout (une épouse adorable) il arpentait les allées d'un célèbre salon du livre jeunesse de la région parisienne, afin d'approcher les auteurs dont il appréciait la plume et le talent tout en murmurant "Mmmm, je sens la chair fraîche !" A ces auteurs, il avait le bon goût de ne pas promettre de contrats faramineux. Il ne faisait pas miroiter des à-valoir mirobolants ni des chiffres de vente indécents : César avait le sens de la mesure.  Simplement, il caressait dans le sens de la plume des auteurs encore tout ébourrifées par leur première publication. Il savait aussi flatter le bec fin des vieux briscards. Que leur promettait-il donc ? Un publication. Faire vivre un livre, le faire exister, le rendre public : il n'est pas de plus beau rêve pour l'auteur, jeune ou vieux.
Or, lequel d'entre eux n'a pas, dans ses tiroirs, quelque texte oublié qu'il rêve de voir publier ? Lequel d'entre eux, même le mieux servi par des éditeurs généreux, n'est pas tenté par le frisson de l'aventure et la perspective d'un texte facilement publié ? Voilà pourquoi, lorsque les portes du salon se refermaient à minuit sonné, on voyait les auteurs, tels de petits rats, suivre en file indienne le gentil César qui jouait du pipo.

(la suite, la suite ! réclament les enfants sages. Pas tout de suite, allons, il faut en garder pour demain !?)
César jouant du pipo

Très rapidement, César l'ogréditeur amenait ses petits auteurs dans sa petite maison en pain d'épices où travaillaient une marraine-la-bonne-fée (son épouse, ores doncques) et une humble serviteuse qui leur servait de secrétaire-commerciale-attachée de presse-relations repré. Cette douce créature travaillait vingt-cinq heures par jour, en cela pareille à "ces doux êtres pensifs que la fièvre maigrit" dont nous parle Victor Hugo ("où vont tous ces enfants dont pas un seul Kiri", etc.) et faisait de son mieux pour mettre à l'aise le troupeau de petits rats envoûtés qui chaque jour, devenait de plus en plus gros (le troupeau, pas les rats). 
Gagnés par cette frénésie de travail et leur esprit critique anesthésié par le pain d'épices, ces auteurs acceptaient de relire et retravailler leurs textes dans l'urgence ("merci de relire le BAT pour demain 6h", "prière de nous écrire une 4eme de couv pour ce soir 19h" ) et de voir sortir leurs fonds-de-tiroirs romans, assortis parfois de quelques coquilles d'origine que nul n'avait eu le temps de rectifier, sous des couvertures à la jaquette flottante, si l'on ose dire, dont le graphisme mouvant, l'identité visuelle évanescente et la ligne éditoriale floue ne cessait de déconcerter les libraires qui sont, comme chacun sait, les austères mais pugnaces Gardiens de la Forêt du livre. 
Jusque là les auteurs avaient, somme toute, fort peu à se plaindre de César. Ce dernier, trop occupé à lancer ses filets dans toutes les directions, n'avait certes guère le temps d'assurer le suivi du livre, mais qui pouvait lui en vouloir ? César grossissait, grandissait : de mois en mois et d'année en année son catalogue enflait comme la bedaine de Shrek : 85 publications par an, dont 15 titres pour adultes et un chiffre d’affaires de 1 million d’euros en 2009. *
Et les petits rats étaient heurux. Un peu mal à l'aise, mais heureux.

Mais un jour...

* source : Livres Hebdo, 7/01/11
les petits auteurs se croyaient bien à l'abri !

Un jour, un premier petit rat s'aperçut, aux gargouillis de son ventre, qu'on ne le nourrissait plus. Un deuxième s'étonna à son tour : César ne lui avait rien donné depuis longtemps. Les fameux "droits d'auteur", miettes de la maison en pain d'épices, n'étaient pas pour eux, semblait-il. Ils s'en plaignirent à César qui leur répondit avec un bon sourire paternaliste que tout ça n'était pas très grave, qu'il fallait comprendre et être patient, parce que la Bonne Fée et Cendrillon ne pouvait être au four et au moulin. Les petits rats s'étonnèrent malgré tout de voir que certains d'entre eux grossissaient à vue d'oeil. Et en plus, la maison en pain d'épices devenait de plus en plus grosse : César avait fait construire trois extensions appelées "collections", un abri de jardin, un garage et commençait à creuser la piscine. A cela, César ne répondit rien du tout, alors les petits rats se dirent qu'ils avaient déjà bien de la chance de voir leur livre publié et qu'il ne fallait pas réclamer. C'était malpoli, en plus - leur avait dit César. Et ingrat.
De temps à autres, ils rencontraient des Nains de la Forêt (les libraires, pour ceux qui ne suivent plus) qui s'inquiétaient : "Etes-vous bien traité chez César ?" Les petits rats, qui ne voulaient pas être malpolis et ingrats, disaient oui. Ils étient un peu tristes tout de même d'apprendre, de la bouche des Nains, que leurs livres, depuis longtemps, n'étaient plus disponibles dans les librairies. Les Nains confirmèrent qu'il était très difficile de les commander. Ceux des gros rats, en revanche, étaient présents en grand nombre sur les étals.
Les petits rats maigres revinrent en parler à César, qui leur dit que la jalousie c'était pas joli, joli. Et en leur tapotant la tête avec bonhomie, il leur demanda s'ils ne voudraient pas plutôt écrire des livres sur des sujets à la mode, comme la Seconde Guerre Mondiale et des trucs comme ça. Les rats maigres réfléchirent et répondirent non, parce qu'ils avaient envie d'écrire les histoires qui leur plaisaient sans qu'on leur impose un sujet.
César les avertit qu'avec une attitude comme ça, on n'arriverait à rien dans la vie.

L'ogre et Marraine la bonne fée se crêpent le chignon

Comme marraine la bonne fée était un peu gênée par tout ça, on ne l'entendait plus beaucoup. Les petis rats maigres qui l'avaient toujours bien aimée, n'arrivaient plus à lui parler. Elle s'était retranchée dans une pièce de la maison en pain d'épices et ne répondait plus au téléphone. Certains disaient que c'était parce qu'elle avait honte de son mari l'ogre, d'autres soutenaient qu'au contraire elle était complice. (D'aucuns prétendairnt encore qu'elle n'avait jamais existé et que c'était un hologramme, mais c'étaient des auteurs de romans fantastiques alors ça ne comptait pas.) 
Cendrillon, elle, était la seule qui répondait encore au téléphone et aux mails, à toute heure du jour et de la nuit, et faisait en cachette des petites caresses aux rats affamés. Elle ne pouvait rien leur doner, mais elle leur faisait des excuses et leur promettait de demander à l'ogre de mieux s'occuper d'eux. Bien sûr, elle n'avait aucun pouvoir mais les rats faisaient semblant de la croire, car elle était très gentille. 

L'ogre face aux Revendicateurs Chiants

Comme les années passaient et que les rats en avaient marre d'avoir faim, ils allèrent voir ailleurs. Certains d'entre eux eurent la chance de découvrir d'autres maisons d'édition qui n'étaient pas en pain d'épices : là-bas, on les accueillit comme des individus originaux qu'ils étaient, on leur fit une place honnête, jamais on ne les maltraita et on leur paya ce qu'on leur devait, rubis sur l'ongle. 
L'histoire pour eux, pourrait s'arrêter là.
Mais que sont devenus les autres rats ? Ceux qui se sont perdus dans la Forêt des Livres sans retrouver une autre maison ?
Un grand nombre d'entre eux se réunit dans une grande clairière (dont l'entrée était payante) et qui s'appelait La Charte. Là-bas, ils discutèrent et s'aperçurent qu'ils avaient tous été, d'une manière ou d'une autre, maltraités par César. Ils décidèrent de lui écrire une lettre pour leur dire ce qu'ils avaient sur le coeur (et, en PS, lui demander de leur payer leurs droits d'auteur). La recevant, César se mit à verser des larmes de crocodile, tant et si bien que La Charte en fut inondée. En retour, il leur écrivit une grande lettre* pour leur expliquer tout le tort que ces petits rats ingrats lui faisaient, en étant méchants comme ça. Il leur fit bien comprendre que personne n'est parfait et que c'est celui qui dit qui est. Non mais !
Et il ne changea rien à sa ligne de conduite, et les rats en furent quittes pour leur peine.
Les gardiens de la clairière de La Charte leur dirent qu'ils n'avaient qu'à faire attention où ils mettaient les pieds, aussi. Pour prévenir les prochains rats, ils affichèrent des pancartes sur les arbres de la clairière pour dire "Gare à l'ogre César !" mais comme tous les auteurs ne passaient pas forcément par la clairière, ça ne servait pas à grand'chose.

* cette lettre édifiante est consultable sur internet, elle peut être envoyée au format PDF pour ceux que ça intéresse

la clairière magique de La Charte
Les rats qui avaient trouvé refuge dans d'autres (bonnes) maisons eurent un jour l'idée de récupérer leurs livres restés chez César. Pour cela, ils relurent les petites lignes du parchemin appelé "Contrat d'édition" et découvrirent à l'article 17 qu'il suffisait de "mettre en demeure l'éditeur de réimprimer les livres épuisés" et qu'en l'absence de réponse de sa part, leurs droits sur leur oeuvre leur reviendrait automatiquement. Ils étaient bien contents. Ausitôt, ils écrivirent à César pour "le mettre en demeure".
Mais César se fâcha tout rouge. Comment ? Employer des mots si grossiers que "mise en demeure" ! On ne leur avait donc pas appris la politesse, à ces ratons ? Avant toute chose, il fallait demander poliment. Les rats donc, demandèrent poliment s'ils pouvaient récupérer leurs droits sur leur oeuvre, et si, par hasard, il leur serait possible d'obtenir un récapitulatif des ventes et un état du stock, lesquelles choses doivent être fournies par l'éditeur d'après l'article 14 dudit contrat.
César trouva que, décidément, ils employaient trop de gros mots. Il leur fit la morale et leur expliqua qu'il avait beaucoup de travail avec sa piscine avec sa maison en pain d'épices et qu'il n'avait pas de temps à perdre avec leurs bêtises.
Les rats, qui depuis leur débuts dans la Forêt du Livre avaient appris à ne plus avoir peur des Ogres, revinrent à la charge. C'est alors que César, pour les apaiser, leur raconta l'histoire du VIEUX CAHIER...

ceci est le livre de compte des éditions César
Il était une fois un Vieux Cahier. Nul ne l'avait jamais vu et son existence semblait menacée, puisque souvent César informait les auteurs "qu'on l'avait perdu" puis "retrouvé" ou qu'on avait "failli le jeter". Sur ce vieux cahier, César assura qu'il consignait les sommes dues aux auteurs, et traçait une croix à côté de leur nom quand les lettres contenant leurs relevés de droits leur avaient bien été envoyées*.
Or, César était formel : il répondit au petit rat qui réclamait ses droits, qu'il y avait bien une croix à côté de son nom ! Le Vieux Cahier avait parlé.
Cela voulait donc dire, sans que le doute puisse subsister, que les sommes avaient été versées ! Nulle trace à la banque, nulle trace dans la comptabilité du petit rat, mais cela ne prouvait rien. César dans sa grande mansuétude, pardonna au Petit Rat de s'être trompé. Après tout, le Rat ignorait l'existence du Vieux Cahier. Mais maintenant qu'il en avait entendu parler, sans doute qu'il arrêterait de s'énerver et continuerait à attendre patiemment que la Poste, en retard de 6 ans, lui délivre enfin cette enveloppe contenant ses relevés de droits ? Mieux encore : en cherchant bien, comme César l'invitait à le faire, il trouverait peut-être une trace des sommes versées. Peut-être le Petit Rat était-il amnésique ? C'était arrivé à d'autres rats, affirmaient-ils.

Le Petit Rat crut s'étouffer dans ses poils.
"Par mes moustaches, s'écria-t-il, cet ogre va me rendre fou ! A l'aide, les Nains de la Forêt ! A l'aide, mes amis rats ! Grignoti-grignota, ça ne se passera pas comme ça !"

Et c'est ainsi que Petit Rat, votre serviteur (serviteuse, ça fait moche) entreprit de vous conter son histoire.
Et se jura de demander des comptes à César, ne serait-ce que pour la forme, pour la justice et la beauté du geste. Il devint le Rat Botté.

* cette histoire du Vieux Cahier est authentique, même si le cahier ne l'est pas, et on en trouvera la trace dans un échange de mails disponible sur demande. D'autres que moi ont eu affaire à :
- la culpabilisation « Oh, pas toi, {nom de l'auteur} ! Ce n’est pas toi, ça !"  
- la manipulation « quelqu’un appelé de ton nom a du voler les droits que je t’avais envoyé »   
- le délire paranoïaque « Je vais aller porter plainte pour vol pour tes DA ! » suivi de « je n’ai pas encore eu le temps d’aller porter plainte » et de"J’y vais demain"

A bon chat bon rat
Et alors ?
Que faire, que faire, me crient des petits ratons inquiets qui viennent de lire mon histoire.
Eh bien, plusieurs choses.
  • D'abord, ne suivez pas un monsieur qui joue du pipo. C'est louche.
  • Arrêtez de croire qu'un éditeur qui publie beaucoup est un bon éditeur. C'est plutôt le contraire.
  • N'envoyez pas vos textes à César. C'est déjà fait ? Dommage, mais ne vous inquiétez pas, idepuis que la maison en pain d'épice a quadruplé de volume, ils répondent rarement.
  • Il a répondu, accepté mais vous n'avez pas encore signé ? Coupez les cheveux en quatre et enfilez les mouches à propos du contrat. Ajoutez des clauses. Biffez des phrases, allez-y. Un contrat, ça se négocie. Même si vous n'y connaissez rien, faites semblant. Ayez l'air méfiant.
  • Il a répondu, accepté et vous avez signé ? Bouchez vous les oreilles avec de la cire quand il vous chantera vos louanges et vous dira qu'avec vous, on ira loin. 
  • Demandez à voir le Vieux Cahier. Plusieurs fois. Tous les jours s'il le faut.
  • N'insultez jamais Cendrillon, ce n'est pas de sa faute.
D'autres possiblités existent pour les rats qui se sont fait avoir : les classe-actions, par exemple. Peut-être qu'un jour, à la clairière de La Charte, on parlera d'en arriver là ?

Merci aux amis Rats qui m'ont apporté leur témoignage, merci aux Nains qui partagent mon indignation !  Aux "bonnes maisons" qui s'offusqueraient (un auteur qui balance sur un éditeur, ça se fait trop pas) je réponds ceci : c'est justement en dénonçant les mauvaises pratiques qu'on sert le mieux la profession.


Premières pages lues sur France Culture

 dans l'émission "Les Bonnes Feuilles" :


http://www.franceculture.fr/emission-les-bonnes-feuilles-anne-percin-les-singuliers-2014-11-24

Un premier avis

 Premier avis de libraire, en avant-première, sur Les Singuliers !
Par Didier Falleur

Anne Percin – Les singuliers – Rouergue - 392p

Dans ce roman haut en couleurs (Ah ! Ah ! Ah !) Anne Percin nous transporte successivement entre Pont Aven, Paris et la Belgique autour d’un thème que vous avez certainement déjà deviné : la peinture. Nous suivons un jeune peintre, sa cousine et son ami dans leurs échanges épistolaires qui vont nous plonger dans ce monde exaltant de la création. Car c’est vraiment de cela qu’il s’agit, de cette période exceptionnelle où les tendances picturales vont se superposer, où le classicisme va laisser peu à peu la place à l’impressionnisme et à l’explosion de couleurs qui va s’en suivre.
A Pont Aven, où le monde de la peinture se retrouve tous les étés pour capter le vivant en cette année 1888, on croise, entre autres, des figures aussi emblématiques que Gauguin et sa truculence et c’est avec plaisir qu’on l’entend s’exprimer et qu’il nous parle de sa relation avec un certain hollandais. Hollandais qui va, tout le long du roman, prendre une place de plus en plus importante pour finir par s’appeler Vincent. Mais ce sont aussi Seurat, Cézanne ou encore Ensor qui vont prendre vie sous nos yeux. On y parle aussi de l’exposition de 1889 et d’une certaine tour métallique qui fait grand bruit (bien qu’on s’amuse plus sur les tapis roulant).
Malgré quelques petites longueurs, Anne Percin sait nous faire revivre cette époque avec foisonnement de détails et de passion et même si l’un des protagonistes va se diriger doucement vers cet art (pas encore) nouveau qu’est la photographie, c’est bien l’univers passionnant de la peinture et du cheminement créateur que l’auteure nous raconte avec talent.
C’est oufti bien !!!!!

Trombinoscope

On peut voir en cliquant ici une petite galerie de portraits qui présente les personnages historiques réels, présents dans mon roman Les Singuliers.


Les singuliers, roman

Les singuliers

à paraître le 20 août !

Un extrait à feuilleter en cliquant sur le lien ci-dessus. 

Avis de sortie Les Singuliers !

Mon prochain roman adulte à paraitre aux éditions du Rouergue, s'intitule Les Singuliers.

Une page sur facebook lui est consacrée, qui présentera les tableaux dont il s'inspire, puisque les héros sont des peintres, mais on y trouvera aussi une foule d'anecdotes diverses sur le roman, sa préparation, ses personnages, etc.
Mais on peut retrouver ausi ici même sur ce blog, les infos sur sa sortie, lire les premières pages, etc.
On peut voir aussi sur le blog Les Littéraires le résumé et la couverture du livre...

et sinon, bah..
Plus qu'à patienter jusqu'au 21 août !!







Sur les ondes Sarthoises

Nouveau périple sarthois , en février... A l'initiative du Prix des ados du Mans (La 25ème heure du livre), qui m'invitait pour la troisième fois !

Après L'âge d'ange et Comment (bien) rater ses vacances, cette fois c'était au tour de Western Girl d'être sélectionné.


On peut m'entendre causer dans le poste sur "Fréquence Sillé", radio libre installée au coeur du collège de Sillé-le-Guillaume (copier-coller le lien)

http://www.frequence-sille.org/radio/data/audio-et-podcasts/emission-30-minutes-infos/2011-2012/468_30_mn_infos_20140318.mp3