Premier avis de libraire, en avant-première, sur Les Singuliers !
Par Didier Falleur
Anne Percin – Les singuliers – Rouergue - 392p
Dans ce roman haut en couleurs (Ah ! Ah ! Ah !) Anne Percin nous transporte successivement entre Pont Aven, Paris et la Belgique autour d’un thème que vous avez certainement déjà deviné : la peinture. Nous suivons un jeune peintre, sa cousine et son ami dans leurs échanges épistolaires qui vont nous plonger dans ce monde exaltant de la création. Car c’est vraiment de cela qu’il s’agit, de cette période exceptionnelle où les tendances picturales vont se superposer, où le classicisme va laisser peu à peu la place à l’impressionnisme et à l’explosion de couleurs qui va s’en suivre.
A Pont Aven, où le monde de la peinture se retrouve tous les étés pour capter le vivant en cette année 1888, on croise, entre autres, des figures aussi emblématiques que Gauguin et sa truculence et c’est avec plaisir qu’on l’entend s’exprimer et qu’il nous parle de sa relation avec un certain hollandais. Hollandais qui va, tout le long du roman, prendre une place de plus en plus importante pour finir par s’appeler Vincent. Mais ce sont aussi Seurat, Cézanne ou encore Ensor qui vont prendre vie sous nos yeux. On y parle aussi de l’exposition de 1889 et d’une certaine tour métallique qui fait grand bruit (bien qu’on s’amuse plus sur les tapis roulant).
Malgré quelques petites longueurs, Anne Percin sait nous faire revivre cette époque avec foisonnement de détails et de passion et même si l’un des protagonistes va se diriger doucement vers cet art (pas encore) nouveau qu’est la photographie, c’est bien l’univers passionnant de la peinture et du cheminement créateur que l’auteure nous raconte avec talent.
C’est oufti bien !!!!!

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