Voilà le genre de propos tenus paraît-il par un(e) ado anonyme, dans une librairie lors d'une rencontre autour de romans publiés chez Thierry Magnier et rapporté par Amélie Raud dans le magazine Citrouille ... le genre de propos, donc, qui me fait dire que je n'écris pas vraiment "pour les jeunes lecteurs"... dans leur majorité représentative. Et c'est très bien comme ça. Si ce qu'ils veulent, c'est de la littérature-miroir "comme dans la vie" et rigolote, en prime, ils trouveront leurs compte ailleurs, je ne m'en fais pas pour eux. Point de Côté est un roman réaliste et drôle, pourtant, mais je me rends bien compte que le résumé qu'on peut en faire peut faire croire à un livre morbide. Ça ne me gêne pas.
On peut passer (comme je l'ai fait, ado) de Fantômette à L'idiot de Dostoïevski, sans solution de continuité. Les ados n'ont sans doute pas besoin de passerelle, ils sautent très bien d'un genre à l'autre. Ce n'est pas parce qu'un éditeur jeunesse m'a fait confiance et que les "jeunes" ne sont pas attirés par mon livre, que je vais faire du Fantômette désormais (Georges Chaulet faisait ça très bien tout seul).
