Tam-Tam


Les célèbres prix jeunesse organisés par Bayard Presse et le Salon de Montreuil seront décernés au printemps 2010. Les lecteurs de J’aime lire, de Je bouquine et de DLire auront cette année plus de temps pour lire que les années précédentes (où les prix étaient remis lors du salon du livre de Montreuil), et par conséquent, le comité déclare avoir sélectionné "des livres plus longs et plus complexes" (chic). 
On connaît depuis hier les livres de la sélection, parmi lesquels, pour le prix “Tam-Tam Je bouquine” (10-15 ans) : 
  • Barjo de Michael Coleman (Rouergue, “DoAdo Noir”) ;
  • Le journal d'un dégonflé de Jeff Kinney (Seuil Jeunesse) ;
  • Le temps des miracles d'Anne-Laure Bondoux (Bayard Jeunesse, “Millézime”) ; 
  • Le premier qui pleure a perdu de Sherman Alexie (Albin Michel Jeunesse, “Wiz”)
et...
  • L'âge d'ange, de votre serviteuse :-)
J'en profite pour poster ici un petit montage de photos réalisées à Luxembourg-ville : quelques vues de la rue, de l'immeuble, de la fenêtre de l'ange... (boulevard de la Pétrusse).  

Thionville forever


Aux rencontres "Enlivrez-vous en mai" de Thionville, qui se sont déroulées le vendredi 15 mai dernier, les cinq auteurs invités ont eu le privilège unique de pouvoir "entrer dans l'univers de leur roman" !
Cela grâce aux élèves de 3ème du Club architecture du collège François Truffaut d’Hettange-Grande, encadrés par leur professeur d’arts plastiques Mme Donati , qui avaient réalisé pour chacun des 5 livres une belle mise en espace, exposée dans le noir et en musique dans la grande salle du Beffroi de Thionville.
Les espaces consacrés à Bienvenue à Goma (Isabelle Collombat), La grande môme (Jérôme Leroy) et La fille du papillon (Anne Mulpas) pouvaient accueillir des rencontres publiques. Le premier évoquait à la fois un labo-photo et une case à palabres africaines. Poignant et sombre, comme le livre ! J-P Blondel a eu droit évidemment, pour Un endroit pour vivre, à un court-métrage. What else ?
Pour L'Âge d'ange, c'était plutôt une installation (chic ! moi qui adore l'art contemporain) sur le mode symbolique, et accompagnée d'une bande-son (mots chuchotés ou criés accompagnés d'un piano tantôt mélancolique, tantôt frappant - j'ai appris ensuite que la pianiste n'était autre que la prof de musique des élèves !) Sur la petite estrade dévolue au roman, fusion et heurts, violence et tendresse étaient représentés par un jeu complexe de mises en tension : cordes noires sur fond d'ailes veloutées, déchirures, tentatives pathétiques de fixer l'éphémère (la farine emprisonnée dans le plastique !), la trace infime et indélébile pourtant, des moindres petites souvenirs que l'on garde de l'autre, quand il a disparu... (les bouts de nappe à carreaux !). J'aurais pu passer des heures à tout détailler. J'attends des photos pour avoir le loisir de le faire...

Des photos, nos jeunes artistes lorrains ont eu l'idée géniale d'en faire de la façon la plus sympa qui soit : avec un Polaroïd ! Chacun s'est prêté de bonne grâce à cet exercice de style, pour se trouver punaisé in fine, comme des papillons, sur le "mur des lamentations" : un souvenir vivant des rencontres, plein de dédicaces, messages secrets et mots doux...
Un pur régal.
(Merci à Isabelle Collombat pour ses photos !)