Prix des Lycéens Allemands, la tournée - #3

Une vue depuis ma chambre d'hôtel, à sept heures du matin. Tout est bien rangé sur la place du marché, non ?
La veille, nous sommes rentrées de Brühl en voiture sous la pluie (sans Werner, qui se taisait), échangeant une nouvelles fois dans l'habitacle nos vues sur des sujets hétéroclites comme la dérive autobiographique de la littérature française contemporaine, Marie NDiaye, le handicap et la maternité...
En ce mercredi matin, je quitte Düsseldorf pour Aachen (Aix-la-Chapelle), où m'attendent quelques élèves et leurs professeurs, dans le CDi d'un Gymnasium bilingal. On me demande une sorte de présentation appéritive du livre, un résumé, quelques pistes... De quoi "donner envie de me lire". Hum... heureusement, les élèves se révèlent curieux et me posent des questions pertinentes ("Y a-t-il des pauvres au Luxembourg ?" , "Pourquoi avoir choisi des immigrés polonais ?"). Les larges baies vitrées de ce CDI s'ouvrent sur un patio où un érable jaune d'or s'effeuille : on se croirait dans L'Age d'ange ! Je lis des passages du livre qui correspondent si bien au lieu que les élèves eux-mêmes s'en rendent compte et sourient, surpris. Un peu de magie dans l'air...

Je quitte à 11h la Rhénanie du nord-Wesphalie et prends congé de mon attachante attachée culturelle, un peu triste. Je sens que nos conversations échevelées et sa personnalité flamboyante vont me manquer.
Mais on m'attend à Koblenz (Coblence), en Rhénanie-Palatinat. C'est parti pour quelques heures de train, pendant lesquelles on frôle les usines, puis on longe le Rhin. Je manque de m'assoupir, le front contre la vitre, quand surgit Mme Nédelec, une charmante prof de français croisée à Brühl, si heureuse de me revoir par hasard dans le wagon qu'elle en rit de contentement. Pas de sieste, donc. :-)

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